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Night Killer [Capture solo /!\ Horreur]

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Jeu 9 Mar - 1:17


night killer

Il était tard, sûrement minuit passé au vu de la large lune qui brillait dans le ciel. Je marchais dans les rues désertes, cherchant parmi les ombres mon chemin. Les immeubles tanguaient en une danse hypnotique et au loin quelqu'un chanta. A moins que cela ne soit moi. Je ne sais plus, mon esprit était embrumé par la fatigue et si j'ai lâché quelques notes sifflées, c'est seulement parce que le silence du vent me pesait. J'ai traversé le parc d'une traite, ne rêvant que de mon lit douillet pour reposer mes muscles fatigués. Voilà pourquoi est-ce que je n'aimais pas rester trop longtemps au bureau. C'était mauvais pour mon sommeil !
Pestant contre les stupides patrons sans pitié pour leurs employés, je donna un coup de pied dans un caillou. La pierre fit un bond en tournoyant sur elle-même avec la grâce d'un oiseau pour atterrir dans un buisson. Un petit cri retentit et je me décida à presser la cadence. Aucune envie de me faire attaquer contre une saleté de pokémon sauvage grognon !
Décidant à retirer les mains de mes poches, j’escaladais la barrière en ferraille sans trop de difficulté. Elle n'était haute que d'un mètre-cinquante et je ne comptais pas rester davantage au milieu d'une faune réveillée du pied gauche et accessoirement par un projectile mal placé. De l'autre côté, je pris quelques secondes pour replier le col de ma veste en cuir, jeter un coup d’œil vers l'obscurité des arbres. Qu'il y ait des heures de fermeture du parc avaient peut-être du sens... mais les interdictions étaient si faciles à briser. Surtout lorsqu'elles te font un raccourci.
J'atteins l'entrée de l'immeuble plus vite que je ne l'eus crû. Non que je n'eus peur qu'un pokémon m'ait suivi mais j'étais pressé de me coucher et plus je me rapprochais, plus l'envie grandissait. C'était plus fort que moi et la fatigue ne devait pas aider. Le digicode tapé, je poussa la porte de l'épaule, grimpa les escaliers quatre à quatre. Vite vite ! J'étais presque rentré, plus que quelques mètres et je pourrais me jeter dans mes draps ! Je me voyais déjà me tortillant comme un aspicot dans son burrito douillet que je sortis précipitamment mes clés, manquant de les faire tomber. Sans aucun doute, venais-je de réveiller toute l'habitation mais FUCK THEM ! Ils ne pourraient pas m'enlever la joie de retrouver mon lit ! Et-

La clé cliqueta de moitié dans la serrure.

Un de mes sourcils alla rejoindre mes cheveux tandis que mon excitation retombait. Avais-je quitté l'appartement sans le fermer le matin-même ? Je réfléchis un bref instant avant d'abandonner. Cela m'arrivais parfois... Le train-train quotidien qui vous bouffe, une mauvaise maîtrise d'une clé récalcitrante, le contrôle à distance d'un extra-terrestre. Tout est possible.
Je remis le trousseau dans ma poche et tourna la poignée. La porte était vieille, taillée en un de ses bois de chêne vernis qu'il est facile de crocheter. Quiconque avec un temps soit peu de volonté aurait réussi à pénétrer, mais qui s'y intéresserait ? Il est connu que les cambrioleurs préfèrent les maisons I-tech. Un petit virus dans le système de sécurite et POP ! Sésame ouvres-toi !
J'avais passé ma tête à l'intérieur et lâcha un Whoooouuuuh. Y'a t-il un intrus chez moi ? mais je ne reçu aucune réponse. Dans l'obscurité et la clarté en provenance du couloir, ma silhouette se découpait sur le parquet recouvert d'emballages vides et des trois sacs poubelles remplis à raz-bord dans un coin. Rien d'anormal... Je m'engouffra à l'intérieur et referma la porte, veillant à mettre le verrou. Un claquement de doigt et la lumière fut ! Un petit sourire narquois apparut sur mes lèvres. Qu'est-ce que j'étais fier de cette orbe LED ! Elle flottait au milieu de la pièce, l'enveloppant dans sa douce lueur bleutée. Jenny avait peut-être embarquée la TV en même temps que ses clics et ses claques mais personne ne me prendra mon orbe ! Je la poussa de l'index en passant à côté et elle rebondit, se déplaçant paresseusement sur le côté. Avec une expertise certaine, je cheminais entre les piles de vêtements sales et les paquets de chips, semant mes habits derrière moi. Je finis en caleçon et le retira avant de le jeter dans un coin de la pièce. Je le retrouverai plus tard... Je m'allongea dans mon lit, faisant tomber un objet quelconque. Enfin ! Je m'étira, me tortillant dans tous les sens. Les articulations de mon dos craquèrent et un bâillement bruyant m'échappa. Non, je ne m'étais pas douché. Non, je ne m'étais pas brossé les dents mais que voulez-vous ? Il était minuit passé et je me réveillais tôt le lendemain, mais avant de fermer les yeux, je ne pus m'empêcher d'échanger quelques messages sur mes chats préférés. Juste le temps de rouspéter encore un peu et de déconner.

La musique était assourdissante. Jouissive. Au rythme effréné, je me déhanchais au milieu des autres danseurs alors que nous étions éblouis par les spots colorés. Jouissif. Puis, je la vis. Elle, superbe au bar dans sa robe écarlate et aux cheveux de braises. A peine avais-je posé les yeux sur elle que je sus que je l'avais captivée... Je m'avança, un sourire charmeur sur les lèvres. Elle rit, dévoilant sa gorge blanche et son rire était un rayon de soleil dans le brouillard. Tel un leopardus en chasse, je la rejoignis et m'assis à ses côtés. La jeune femme était encore plus resplendissante de prêt... Je commanda deux verres de mojito. Elle sembla surprise et je sus que c'était sa boisson préférée. Nous n'avions pas à parler, nous nous comprenions comme si nous étions unis... Plus je la regardais, plus j'étais certain. C'était elle... la femme de ma vie. Lentement, pour ne pas l'effaroucher, je posa ma main prêt de la sienne et ses yeux brillèrent davantage. Avec délicatesse, ses doigts effleurèrent ma cuisse. Alors, je me pencha vers elle, m'approchant de ses lèvres. Sa main s'enroula dans mon cou. Elle était légèrement humide. J'émis un petit éclat de rire. Était-elle si impressionné par tant de masculinité qu'elle suait déjà ? Vous êtes plus timide que vous voulez me faire croire, Miss. Une jeune femme pouvait mal prendre ce genre de remarque mais pas elle, je le savais. Cependant son beau visage refléta la surprise. Votre main dans mon cou, lui expliquais-je. La surprise laissa place à l'inquiétude et sa bouche rouge laissa échapper deux mots. Quelle main ?
J'ouvris de grands yeux mais alors que j'allais répliqué j'aperçus que l'un de ses membres était sur ma jambe alors que le deuxième toujours sur le bar...
Alors qui me touchait la nuque ?

Je me réveilla, le cœur au bord des lèvres. En tremblant, je claqua des doigts. La lumière bleutée éclaira l'appartement et pour la première fois, je la trouva effroyablement glaciale. Il me fallut quelques minutes pour me reprendre. Mon corps était brûlant, emmêlé dans les draps trempé de sueur. Pourtant, ce rêve n'était pas si terrifiant que cela. Cela pouvait être n'importe qui derrière moi : ma mère, mes patrons qui me disputeraient pour passer du bon temps, un mec avec une bite au milieu du front ou tout simplement une deuxième magnifique demoiselle. Cela aurait pu être très drôle comme situation mais au fond, je savais que si je m'étais retourné, je n'aurais vu rien de tout cela. Je ne savais pas quoi ou qui, alors je me recoucha en imaginant qu'il n'y avait tout simplement personne. Cela ne fit qu'aggraver mon état et désormais, je ne pouvais plus qu'imaginer une main coupée au creux de mon col de chemise... Autant dire que je dormis très peu de la nuit.

—fleur ✿
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Jeu 9 Mar - 21:29


night killer

Mes doigts claquaient sur le clavier à une vitesse effrénée. Les mots défilaient sur l'écran, recouvrant peu à peu la page blanche. Personnellement, je n'étais pas particulièrement enjoué par le futur succès sur grand écran, surtout lorsqu'une certaine gamine aux cheveux rose bonbon était concernée mais je m'attelais à la tâche avec gourmandise. Cela me changeait des concours. Heureusement car la prochaine saison de danses/paillettes/pots de peinture serait dans plusieurs semaines et je ne comptais pas rester les bras croisés. Avec un peu de chance, j'osais espérer qu'on allait me donner un cas intéressant mais on m'a coltiné un type avec un balai dans le cul pour assister à l'avant-première de Je voulais de dire.
Quel magnifique cadre ! Moi... Lui... dans une salle plongée dans les ténèbres, seulement séparés par un paquet de popcorns et une canette de soda. Que de romantisme ! Nous ressortîmes deux heures plus tard, mon reste de gourmandise sous le bras. Visiblement, le critique de cinéma était passablement énervé. On me reprocha d'être immature, stupide et irrespectueux. Rien que l'on ne m'avait jamais dit, mais que voulez-vous, le scénario était naze ! Comment ça, ce n'était pas une raison pour laisser des crottes de nez sur les gens de devant ? Si l'on ne me croit pas, vous devriez voir le film de ouf !

Emily et Harnaud vivent une histoire d'amour à l'eau de rose, rêvant de mariage, de gosses et de jardin fleuri, jusqu'au jour où le tourtereau décède tragiquement dans un accident. La grognasse se retrouve seule dans un appartement trop grand, des souhaits impossibles et une FUCKING gamine ! Oui, car le p'tit batard d'Harnaud avait oublié de lui dire qu'il avait déjà une fille. Quel plot twist de malade ! Et blabla... dispute-non-mais-je-t'aime-en-fait, blabla je vois le fantôme de mon ex...
Passionnant n'est-il pas. Alors pourquoi ai-je parlé de futur succès ? Parce que les gens vont adorer ! Du drame, de la romance, sans parler du casting de choc : Adamante, descendante de la célèbre Dianthea et Strawberry-chan, jeune idol. C'est d'ailleurs pour cette dernière que j'étais présent. L'autre journaliste ne la connaissait pas tellement tandis que je l'avais déjà interviewée et suivie depuis ses débuts de coordinatrice. Désormais chez moi, il fallait juste que j'écrive un petit paragraphe sur sa performance qui paraîtra à gauche de l'analyse de Mr. Balai dans le cul.
Bref, j'ai eu une séance de cinéma gratuite et un nouveau pote, que demander de plus. Ha. une dernière chose, la gamine meurt à la fin ! Spoiler, oups...

Une vingtaine de minutes plus tard, je lâcha mon ordinateur et me laissa m'affaler sur le dossier de ma chaise. Il ne me restait plus qu'à écrire quelques phrases concernant la petite chanson des crédits, interprétée par ma chanteuse préférée quand soudain, mon attention fut attirée par autre chose.
Venant de la cuisine un bruit s'était fait entendre. Si l'appartement, composé de deux pièces, n'avait pas été si silencieux, je ne l'aurai pas remarqué. C'était léger et je me pencha en avant pour mieux entendre, faisant fi de ma respiration. C'était... une sorte de frottement continu, lent, comme si quelque chose se traînait sur le carrelage. Un frisson me parcourut. Enfant, la légende urbaine du bébé séviper remontant les canalisations m'avait terrorisé et même si en grandissant j'avais pu faire la part entre la réalité et la stupidité, l'histoire me revint en mémoire. De là où j'étais, je ne pouvais pas voir au delà du comptoir et j'avais beau tendre mon cou autant que je pouvais, mon regard ne pouvait atteindre le sol. Je me décida à me lever peu fier et prit entre mes doigts mes pokéballs si c'était réellement un serpent qui visitait l'appartement. A peine m'étais-je levé que le bruit cessa. On m'avait dit que les reptiles réagissaient aux mouvements brusques alors je pris sur moi pour m'avancer à pas de zoroark. Allez... plus que deux pas... OH OUI ! ENCORE ! NE T'ARRETE PAAAAS ! Je sursauta en reculant avant d'éclater de rire. Franchement ! Je venais d'avoir peur des ébats de mes voisins ? En vue des cris féminins, le couple était à même le mur. Je posa un coude sur le comptoir pour m'y reposer tandis que mes nerfs retombaient. Quel idiot... Je soupira et m'avança vers le frigo. En effet, il n'y avait pas de serpent... juste des cadavres en plastique. Je ramena Me dans sa ball pour qu'elle ne soit pas embêtée par les bruits depuis son aquarium.
Allez, pour se remettre de ses émotions, il était temps de se remplir la panse ! J'attrapais une bière et un plat à réchauffer avant de refermer, d'un coup de hanche, le réfrigérateur. Dessus un post-it était à moitié décollé : *courses. Shit ! J'avais encore oublié. Pas grave, demain je m'en occuperais.
Je n'avais pas changé ma liste de course mais j'avais l'impression d'acheter plus que je ne consommais ces derniers mois.
Le micro-onde masqua à peine les cris de plaisir.
Coupé dans mon élan, il n'était pas question que je reprenne mon article. Je m'installa dans mon lit, après avoir enlever mon pantalon et ma chemise, l'assiette en équilibre sur le bord du matelas. Heureusement, rien ne se renversa et je dégusta mes lasagnes tout en regardant NCIS : Unys sur ma tablette, en prenant soin de poser mon casque bluetooth sur mes oreilles. Au début la situation était amusant, presque excitante mais après cinq minutes, ça devenait énervant d'avoir des gémissements en continu.
Les épisodes défilèrent pendant des heures. Lorsque le dernier que j'avais téléchargé pris fin, la nuit était bien avancée. Je regarda ma montre. Une heure du matin. Avec une légère appréhension, je retira le casque mais les voix s'étaient tues. Soulagé, je me redressa, m'étirant de tous mes muscles et me dirigea vers la salle de bain après avoir distraitement posé mon assiette presque vide près de l'évier.

La douche chaude me fit un bien fou. J'en profita pour me laver les cheveux et pris mon temps pour faire mon petit show du soir : chanter sous la douche et prenant le pommeau pour un micro. Ce genre de gaminerie m'éclatais toujours, mais je repris mon sérieux lorsque je faillis glisser et m'étaler dans la baignoire. Refroidis par cet accident évité de peu, je coupa cours à ma pause chant et danse pour me sécher. Mes cheveux collaient à ma peau et je frémis de froid dès la porte de la salle d'eau franchie. Tremblant, je trottina jusqu'à la fenêtre et me glissa dans mes draps malgré le fait que je sois trempé. Ma tête à couper que je me réveille le lendemain avec un sale rhume mais je m'en fichais ! Au bout d'un moment, manquant de souffle, ma tête réapparut de dessous la couverture, faisant une auréole humide sur mon oreiller. J'allais claquer des doigts pour éteindre l'orbe LED mais une grimace apparut sur mon visage. Un grognement de pure flemme plus tard, j'éteignis la lumière et me retourna, rallumant ma tablette pour regarder d'autres vidéos. L'assiette vide que j'avais oublié sur la table du séjour pouvait attendre demain.

—fleur ✿
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Sam 11 Mar - 10:25


night killer

Cette nuit, je me réveilla. Un pressentiment ou un mauvais rêve, je ne saurais dire ce qui m'a tiré des bras de Morphée et cela a peu d'importance, car ce fut lorsque mes yeux s'ouvrirent que le cauchemar débuta.
Tout d'abord, je ne vis rien. Cet instant où la vue s'adapte à la luminosité. Puis, je me frotta les yeux et je vis le visage. Un cri se coinça dans ma gorge. Il y avait quelqu'un au dessus de moi ! Quelqu'un qui me regardait dormir ! Je réagis par réflexe. Mon genou percuta le bas-ventre du pervers qui chuta au sol. Il lâcha un grognement et se carapata dans la cuisine. Je restais interdit, tremblant et je n'avais pas besoin d'un miroir pour savoir que j'étais blanc comme un linge. Que devais-je faire ? Appeler les flics, crier pour ameuter tout le quartier, m'enfuir. Mon dos se colla contre la fenêtre au dessus de mon lit. Calm down, Prism. There is a perv in my flat. Just a perv. Ma respiration brûlait ma gorge trop sèche. Je ne pouvais pas me détacher du comptoir où s'était réfugié l'inconnu mais aucun mouvement était notable. Que fichait-il ? Tout de même, il ne cherchait pas une arme... Oh shit ! Je me releva d'un bond et couru jusqu'à la porte d'entrée mais j'eus beau tourner la poignée, elle ne s'ouvrait pas. La panique s’immisça au plus profond de mon être. Puis un éclair de lucidité traversa mon esprit.
Si la porte était fermée comment était-il entré ?
La réponse me vint naturellement, mais je n'osais y croire. Ce n'était pas possible... C'était impensable qu'il soit rentré avant moi ! Aussitôt, des pensées me revinrent. Des remarques, des faits étranges par milliers : les provisions qui diminuaient trop vite, des bruits sordides, les objets qui changeaient de place...
Les larmes me vinrent.
Je vivais avec ce type depuis des mois.

L'imaginer me mâter des nuits entières me fit mal au ventre et je couvrit ma bouche avec ma main. Mes jambes me lâchèrent. Il fallait que je sorte... Il fallait que je sorte d'ici ! Someone... Help me.Comme pour me répondre, un long sanglot me parvint. Je hoqueta. Le pervers était en train de pleurer ? Peut-être regrettait-il ce qu'il avait fait. Certaines personnes avaient bien des pulsions incontrôlables dont elles avaient honte. Je réfléchis quelques secondes et il était vrai que le squatteur ne m'avait jamais fait de mal au cours de notre cohabitation. Lentement je me leva, ramassa un t-shirt et un sous-vêtement qui traînaient. Mister the perv, do you hear me ? Pas de réponse. Peut-être ne connaissait-il pas l'unyssien. Je ne vais pas appeler la police. Je vous demanderai juste de quitter mon appart' et de jamais revenir. Toujours le silence. Je m'habilla rapidement et attrapa un balai dans un coin, juste au cas où l'individu aurait quelques résistances. Vous m'avez compris ? Un bruit métallique résonna puis plus rien. Je me décida à m'avancer à petits pas, mon arme improvisée droit devant et contourna le comptoir.
Comme je m'y attendais, une forme  était recroquevillée contre le réfrigérateur. Malgré l'obscurité, il était clairement visible que l'homme tremblotait. Les contours de sa silhouette étaient discernables et si l'on tendait l'oreille, ses courtes plaintes étaient percevables. J'aurais pu continuer à lui parler, le mettre en confiance. C'était la meilleure solution mais la curiosité l'emporta sur la raison. A la place, je fis un geste. Un unique geste...

Je claqua des doigts.

La lumière m'éblouit à peine. Trop concentré sur ce que j'avais devant moi, rien d'autre n'avait d'importance. C'était nu. Ça avait des cheveux et un visage mais ce n'était pas humain. Il suffisait de voir sa face ! Une  bouche, un gouffre noir sans lèvre, déformait sa mâchoire pour la rendre monstrueusement longue, comme si elle était brisée. Pas de nez. Juste deux orbites vides, énormes et profonds, et même si les organes manquaient, je savais qu'il me fixait. Je hurla. Je m'égosillais à plein poumons jusqu'à ne plus avoir une once de souffle. Tout ce que je pouvais faire était de rester tétanisé devant cette chose, les yeux exorbités. Cette chose qui maintenant agitait sa tête en tous sens. Gauche droite gauche. Elle tremblait en continu comme si elle cherchait à s'arracher de son propre corps. Haut droite haut bas. Et ça criait. Un cri terrible ! Ensemble, nous formions une chorale de l'effroi, gueulant sans fin ! Jusqu'à ce que je n'en puisse plus... Shut up ! Shut up ! Les mots étaient vomis avec peur avant de l'être avec rage. Shut the fuck up ! Je balança le balai sur la créature de toutes mes forces. Elle tomba à la renverse. Son corps ne chercha pas à se redresser et tant bien même, ça avait cessé de gueuler, sa bouche restait grande ouverte. Immobile.
A bout, je me tus à mon tour.
Ma respiration profonde me torturait la trachée et mes jambes étaient en coton. Je crus que j'allais être malade et me plia en deux mais rien ne sortit. Il fallait vraiment que je sorte... Je ravalais mes larmes et gémis, me tournant vers la sortie.
Subitement, la chose rejeta la tête en arrière. Je me plaqua contre le mur, horrifié de la voir encore bouger, mais elle ne faisait pas que bouger. Tous ses membres frappaient le carrelage ! On aurait dit un épileptique en pleine crise ou un énorme insecte sur le dos en train de se débattre ! Avec horreur, elle réussit à se tourner sur le ventre. Sa bouche s'ouvrit davantage et se mit à émettre des sons rauques d'outre-tombe. Je me boucha les oreilles mais rien n'y faisait. Je les entendais encore et je me laissa glisser le long du mur. Please don't come. Please don't come near me, répétais-je en boucle. Malheureusement, elle ne m'écouta pas. Grésillant, tordant ses muscles pour pousser dessus, elle se traînait dans ma direction, s'aidant de son menton comme d'appui, gargouillant ses aaaa et ses uuuug. DON'T COME !

Un éclair bleu traversa la pièce, et un sourire de pure joie éclaira mon visage. A mes pieds, une petite boule jaune était apparue. Spidey crissa dangereusement en gonflant son pelage chargé d'électricité. La technique d'intimidation sembla fonctionner car la chose s'arrêta. Elle pencha sa tête sur le côté. C'était le moment ! Spidey ! Electroweb ! Le filet tomba sur la créature qui chercha à s'en défaire. Je lâcha un rire de victoire. Electro ball ! Les mouvements dans la toile se firent plus lents lorsque l'énergie frappa dans le dos de la chose. Encore deux attaques et tout allait être fini... Spid- Je m'arrêta soudain. Quelque chose n'allait pas. On aurait dit que la forme inhumaine rétrécissait... Lorsque la toile d'électricité disparu, il n'y eut plus aucun doute. La chose avait commencé à se tordre sur elle-même. Ses jambes rentraient dans ses cuisses comme si elles s’emboîtaient les unes dans les autres, merveilleuse mécanique bien huilée. Ses bras... Ses bras ! Ce n'étaient plus que des moignons rosâtres qui pendaient. De tout son corps, des lambeaux de chair se détachaient et je détourna le regard. Il me fallut quelques secondes pour remarquer que mon statitik tournait en rond en couinant de peur. Si lui aussi perdait ses moyens, j'étais foutu ! Volt switch ! Heureusement, la petite araignée s'exécuta et disparu après avoir électrocuté son adversaire. Apparu un petit hippocampe violet, flottant à quelques centimètres du sol. Me était forte. Je savais qu'elle allait me protéger. Queue-poison puis vibraqua !, dis-je mais la venalgue me regardait dubitative.
Je chercha mes mots mais rien ne me vint. Elle refusait d'attaquer ? Elle qui n'hésitait pas à asperger d'acide quiconque l'approchait de trop près !
La voix rauque me fit revenir à la réalité. La chose s'était remise en marche. Elle avait arrêté de se replier sur elle-même. Bizarrement mutilée, elle avançait plus vite comme mû d'une volonté nouvelle. En quelques secondes, elle traversa les quelques mètres qui nous séparaient, fonçant droit sur Me. Voyant que mon pokémon n'allait rien faire, mes doigts se refermèrent sur quelque chose.
La bouteille d'eau rebondit sur la tête du monstre. Don't touch her ! Get away ! Je saisis un autre objet et frappa de nouveau. Tout y passa ! Les assiettes, les pantalons, les boîtes en carton et même ma tablette ! Je ne voyais même plus ce que lançait ni si les projectiles faisaient mouche mais je n'avais qu'une idée en tête ! J'allais défoncer ce truc et il ne reviendrait jamais chez moi ! Les munitions manquèrent et j'étais pour soulever ma table basse quand un choc violent me fit voir des étoiles. Je chuta à genoux me tenant le front. Tout était flou... Je failli tomber dans les pommes mais réussit à me reprendre. Me, qu'est-ce qui t'a pris..., murmurais-je. Ne comprenait-elle pas que nous étions en danger ? La chose allait nous attraper et- et quoi ensuite. Nous manger ? Peut-être pas car elle avait disparu. Il ne restait plus qu'un bric-à-brac d'objets en tout genre. Certains brisés d'autres intacts et
au milieu,
une pokéball qui remuait.

—fleur ✿
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Sam 11 Mar - 11:10
☄ Capture réussie !  

Félicitations, vous avez capturé un Métamorph ! ✧・゚: *✧・゚:*

Un agréable colocataire, ma foi~ J'aime bien l'utilisation du genre horrifique et vu le visage mort et dépourvu d'émotions de Métamorph, je la comprends très bien, et c'était bien écrit~
Jpp de Prism. Allez, va ajouter tout ça à ta t-card êe

Spidey gagne un niveau !
trademe<3 gagne un niveau !


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Sam 11 Mar - 13:09


night killer

La boule roulait sur les côtés avant de s'immobiliser. Je me souvins qu'il fallait que je respire et j'inspira comme si ma tête venait enfin de percer la surface. Me s'approcha de la ball avec une confiance certaine. Je n'eus pas le cœur à la retenir. J'étais trop choqué.
Cette créature qui m'avait porté aux portes de mes pires cauchemars était un pokémon. Pourtant, cela ne ressemblait en rien à un monstre de poche ! A moins que... Je me leva et mes jambes tremblaient de fatigue. D'une main incertaine, je pris la pokéball et appuya sur son centre. Le jet de lumière projeta son contenu sur le carrelage de la pièce. De mon autre main, je m'étais caché le visage. Je ne voulais pas revoir ce visage qui allait hanter mes nuits pour le restant de mes jours. Cependant je me força à jeter un coup d'œil entre mes doigts.

Etalé dans le fond d'une casserole, une flaque violette remuait.
Je déglutis et la salive me brûla l'intérieur de mes bronches. Pourtant j'étais soulagé... Un métamorph. Un simple métamorph ! Me alla le toucher de son museau et la forme du pokémon se modifia. Il grandit, s'affinant pour devenir un sosie du venalgue. Elle savait...
N'en pouvant plus, j'éclata en sanglots. Mon cœur frappait jusque dans mes tympans. J'étais incapable de m'arrêter ! J'avais eu tellement peur. Je hoqueta à de nombreuses reprises, cherchant à calmer ma respiration sans succès. aaaa uuug, fit une petite voix. Je m'essuya le visage de mes poings pour comprendre ce qui se passait. La gelée avait reprit son apparence originale et tendait ses moignons dans ma direction. Wh-what ? Le métamorph recommença ses sons bizarres. aa uuuug Son expression était souriante malgré les blessures apparentes, faisant des tâches plus sombres sur sa peau. Mes pleurs se coincèrent et j'eus du mal à répondre. A hug ? Y-you want to... to give me a hug ? Le sourire du métamorph s'élargit et il secoua ce qui lui servait de bras. Le voyant si heureux, je ne pus retenir un éclat de rire. Je le pris contre moi, le trempant au passage. C'est alors que je sentis la masse changer dans mes bras. Elle prit une autre corpulence, plus forte, plus chaude. Une étreinte se referma autour de mes épaules et j'osa poser ma tête au creux de son cou. Des cheveux châtains me chatouillaient le nez.

Le temps s'écoula et je m'arrêta de chialer lorsque les maux de tête me vinrent. Je me décolla légèrement de mon nouveau pokémon pour admirer un visage identique au mien. C'était un peu perturbant de se voir sans miroir... Thanks. Le métamorph émit une sorte de bruit semblable à de l'eau s'échappant dans un évier en faisant des mouvements de rebonds. Cela devait vouloir dire qu'il était content. A côté, Me veillait sur nous. A moins qu'elle soit ennuyée par notre comportement...Bon. Il allait falloir trouver un nom à ce petit bonhomme. Une idée me vint naturellement. Night Killer ! Après tout, il avait gâcher tellement de mes nuits que cela lui correspondait parfaitement. Le petit côté classe était en plus. Le nom semblait plaire à l'intéressé même si je doutais qu'il sache ce que cela signifiait.

Soudain, un coup sourd résonna me faisait sursauter. Je sentis le pokémon se tendre dans mes bras. Ses yeux disparurent dans leurs orbites et sa bouche s'élargit en un O étonné. Je le repoussa en glapissant. C'était son expression quand il était surpris ?! Un peu désolé, je lui caressa la tête. Lui aussi avait être mort de trouille en me voyant crier et m'agiter. Je tenta de le rassurer mais ses traits étaient comme bloqués. Je soupira et refis rentrer mon équipe dans leurs balls.  
Toujours, les coups à la porte ne s'arrêtait pas et je finis par aller
ouvrir, exaspéré.
Dans le couloir, un homme d'une vingtaine d'années me fusillait du regard. Ses bras étaient croisés et même s'il voulait m'intimider, cela me donnait juste envie de le comparer à un gamin. Je le gratifia d'un magnifique sourire. Il est trois heures du matin, il y en a qui veulent dormir ! Oh vous êtes le propriétaire d'à côté. Je suis terriblement désolé mais si j'étais à votre place, je n'irais pas chercher des noises auprès de mes voisins. Ce serait mal placé surtout quand ils entendent chacun de vos parties de jambes en l'air et ne vous font aucune remarque. Vous devriez faire de même lorsqu'ils ont de la compagnie. Je lui fis un petit clin d'œil et il bredouilla des paroles sans sens avant de retourner chez lui, rouge comme une tomate.

Je referma la porte. Ouf, un problème de réglé !
Demain je m'occuperai de ranger. Ou après-demain. Un jour... mais pour le moment, j'allais enfin dormir en paix. Epuisé, je me laissa tomber sur le lit et plongea dans un sommeil sans rêve.

—fleur ✿
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