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I ship my fist with ur face & It's about to be canon - Mag - END

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Dim 19 Mar - 12:04
Mag
ft. Matoi Ryuuko - Kill La Kill

★ NOM & PRÉNOM : Marguerite Edwige Ivanna D'Amboise  
★ SURNOM : Mag
★ SEXE : She's a lady
★ ÂGE & DATE DE NAISSANCE : 23 ans; 18/02
★ REGION & VILLE DE NAISSANCE : Rosetta; Astéria
★ LIEU DE RÉSIDENCE :Basilia
★ ORIENTATION SEXUELLE : hm
★ SITUATION : Célibataire

★ GROUPE : Gaïa
★ OCCUPATION : Ingénieur chimiste

équipe


Artémis & Apollon

mental
Mag ne vous laissera pas l’appeler Marguerite. Jamais. Et croyez moi si vous essayez, vous verrez qu’elle est plus persistante que vous. Quand elle veut quelque-chose elle n’hésite pas à le faire savoir, pouvant se montrer très bornée quand il s’agit d’atteindre un objectif. Mais pour elle essayer d’obtenir quelque-chose sans se donner à fond, c’est clairement s’attendre à ce que le monde s’incline devant soi comme ça, en claquant des doigts. La vie c’est pas si simple, et en grande passionnée, quand elle aime quelque-chose elle met toute son énergie dedans. Sans hésitation aucune, parce que Mag a une confiance en elle qui semble à toute épreuve et ne pense pas pouvoir se planter en suivant ce qu’elle ressent. C’est authentique, ça vient directement du coeur, et elle le sent violemment brûler au creux de sa poitrine comme la plupart de ses émotions qui sont explosives af, alors non, elle ne pense pas qu’il y aie d’erreur possible. Vous l’aurez compris, c’est le genre de personne qui y va majoritairement au feeling. Très intuitive, elle suit ses émotions parce qu’elle les identifie sans mal et expliquera la plupart de ses décisions par ‘je le sentais bien’. Faut aussi dire que c’est justifié: Mag a effectivement un bon instinct, sinon ça ferait bien longtemps qu’elle aurait commencé à se poser des questions sur sa façon de faire. Assez impulsive mais pas stupide non plus, elle a beau paraitre brusque et irréfléchie (et c’est pas tout à fait faux), la brune ne ménage pas ses efforts pour s’améliorer. Comme dit précédemment, elle se donne à fond parce que sinon ça vaut pas le coup d’essayer.

Mais s’il n’y avait que SES émotions qui lui explosaient à la gueule ça serait sans doute trop simple. Mag, avec son langage occasionnellement très fleuri et sa manie de parler fort comme s’il fallait que le monde entier l’entende, a une étonnante empathie qui aurait sans doute brisé un coeur plus fragile. Elle vous apportera un soutien plus ou moins marqué en fonction de ce qu’elle pense que vous pouvez supporter quand vous lui semblez dans un état émotionnel inquiétant. Typiquement une fille qui envoie des bouquets de fleurs aux gens qui sont ‘too good for this world’ selon ses standards. Parce que ça lui fait presque physiquement mal de voir quelqu’un pleurer, et croyez moi si elle s’est attachée à vous quiconque essayant de vous nuire d’une façon ou d’une autre va l’entendre. Et la sentir passer. Elle est franchement inconsciente, les conséquences de ses actes ne lui font pas peur, que ça implique des dommages pour sa propre santé ou pas. Elle agit avant de penser et la pousser trop loin mènera assurément à un certain nombre de bleus de votre côté. Faites gaffe, ‘trop loin’ ça s’atteint relativement vite avec elle. Pas qu’elle ne fasse aucun cas de sa personne, mais si c’est un mal nécessaire elle souffrira. Et pas en baissant la tête et acceptant la douleur en silence, non, avec un grand sourire carnassier en vous assurant qu’elle ne sent putain de rien et que si ÇA c’est censé la dissuader eh bien c’est terriblement FAIBLE. Parce que Mag elle est forte, c’est littéralement une guerrière, faut pas s’inquiéter pour elle parce qu’elle sait ce qu’elle fait. Puis merde c’est pas une mijaurée, elle a de l’empathie mais aussi un sacré caractère.

On a tendance à la trouver bruyante mais est-ce que vos opinions dégradantes l’intéressent ? Non. Parce que quand elle sait avoir raison elle ne se laisse pas démonter. Vous êtes juste salty. On pensera ce qu’on voudra, si Mag a quelque-chose à dire elle le dira, si elle a des vérités désagréables à vous lancer à la gueule elle les lancera; alors mettez un casque parce qu’elle lance fort. Son honnêteté peut lui jouer des tours et notamment parce qu’elle ne cache absolument rien de ce qu’elle ressent. Ca ne lui fait pas honte, et quiconque la traitant de gamine parce qu’elle pleure quand elle est triste peut bien aller se faire voir. Ca non plus la brune n’hésitera pas à le dire. C’est pas une fille foncièrement insolente et irrespectueuse, c’est juste qu’elle préfère que les choses soient claires. D’ailleurs si elle est plutôt tactile avec les gens qu’elle connait, Mag garde une certaine distance polie avec les inconnus. Elle analyse plus qu’elle n’en donne l’impression, ça reste quelqu’un qui n’aime pas tirer des conclusions hâtives sans avoir toutes les données sous la main. Elle a plus de manières qu’on l’aurait soupçonné. C’est une fille qui tiendra toujours la porte derrière elle, ou vous fera passer en premier, a un port de tête étrangement aristocratique, se tient très bien à table et s’assure de garder un certain ordre dans son appartement comme son environnement de travail.  Elle suit notamment à la lettre les règles de sécurité en laboratoire. Passionnée de science, la brune travaille dans les règles et de façon appliquée; si on veut encore progresser pour adapter la technologie actuelle à un respect un peu plus poussé de l’environnement il faut le faire parfaitement. Il ne faut négliger aucun aspect pour pas que ça déconne après. Vous l’aurez deviné, elle a beau ne pas du tout supporter la bouffe vegan et ne pas vraiment idéaliser la nature, elle prend son boulot pour Gaïa très au sérieux.

Concrètement Mag est loin d’être la gamine immature qu’on pourrait s’imaginer au départ, c’est juste qu’elle ne retient rien. C’est le matériau brut que vous avez sous les yeux. Pas contrariante et plutôt facile à vivre, elle laisse tout apparaitre parce qu’elle n’a peur de rien. Sinon peur de retomber dans l’apathie. Parce que tout lisser et apparaitre comme une fille sage et mesurée ça la détruisait à petit feu, ça l’étouffait lentement. Mais vous pouvez bien faire ressortir un côté froid et insensible si vous abusez trop. Si vous la brisez en quelques sortes. Là ce sera pas de la retenue, juste l’indifférence la plus totale. L’apathie. Ca pourrait lui donner envie de crever, honnêtement.


histoire
Marguerite Edwige Ivanna d’Amboise a eu la chance incroyable d’être née deux ans après un fils prodige au nom tout aussi à rallonge que le sien, mais qu’on appelait simplement ‘Félix' pour la faire courte. La cadette faisait les choses correctement ? Félix faisait ça mieux qu’elle. Et leurs parents ne passaient pas souvent -comprenez-les: une mère actrice et un père ingénieur pour les nouvelles navettes spatiales d’Atlas, ça a d’autres priorités-, mais quand ils le faisaient leur discours ne variait que peu. Félix était un véritable amour, ‘absolument parfait’ il avait un grand avenir devant lui. Ils espéraient de tout coeur que sa petite soeur lui ressemble.

Et elle l’espérait tout autant.

Cette constante comparaison doublée d’une éducation stricte voire coincée qui correspondait à son ’rang’ dans la société d’Astéria avait forgé un caractère tout en retenue à la petite dernière. Marguerite, tête blonde adorable et appliquée, jamais un mot de travers, toujours pleine de politesse respectueuse. Typiquement cette enfant qui file droit et travaille dur pour espérer que ses parents la remarquent à un moment ou un autre, lui disent qu’elle a bien fait et qu’ils sont fiers d’elle. Pas qu’elle devrait être plus comme son frère. Pas qu’ils étaient si fiers de Félix.

Le plus drôle, dans tout ça ?

Elle l’aimait bien, Félix. Vraiment. Loin de la narguer et de profiter des félicitations un peu exagérées des parents pour écraser sa cadette, il se montrait encourageant et très compréhensif lorsque soudainement elle l’envoyait bouler très froidement, assez agacée par la situation. Bien sûr, elle était trop ‘comme il faut’ pour aller bien loin dans cette démarche, mais disons que le ton distant sur lequel elle le ‘priait de l’excuser’ et coupait court à la conversation avant même qu’elle ne s'engage était assez significatif. Mais en dehors des sautes d’humeur fort contenues de Marguerite, leur relation était très chaleureuse, largement plus naturelle qu’avec leurs parents. Sans doute parce qu’ils se voyaient beaucoup plus souvent qu’ils n’interagissaient avec les deux adultes. Félix ne rechignait jamais à lui donner des conseils pour résoudre certains exercices plus vite quand elle faisait ses devoirs et mettait un point d’honneur à assister aux petits spectacles de fin d’année organisés par son école dans ses jeunes années.

Concrètement, sans ses encouragements, elle n’aurait jamais accroché en ce qui concerne la danse classique. Oui, parce que l’année de ses 5 ans, ses parents avaient jugé que la petite avait besoin d’une activité physique pour ’s’exprimer’ un peu. Comme s’ils allaient vraiment la laisser s’exprimer. Ca l’aurait fait rire, si elle avait su ce qu’était le sarcasme, à l’époque. Ca l’aurait fait rire mais elle s’était contentée de courber l’échine, parce qu’elle était sage et disciplinée. Elle préférerait des cours de boxe ou d’holo-escrime, comme Félix, mais ce n’était pas une activité ‘digne d’une jeune fille’. Soit, s’ils le disaient. La blonde trouva les cours ennuyeux au départ, elle les suivait néanmoins avec application, juste aucune conviction. Elle était bonne mais elle n’excellait pas, et son professeur répétait que si elle ‘y mettait du coeur’ elle pouvait s’améliorer, mais Marguerite ne comprenait pas où il voulait en venir.

Quel coeur ?

Mais son frère s’assurait d’être toujours présent quand ils présentaient de petites chorégraphies aux parents. Parents qui ne venaient, pas, bien entendu, mais elle n’en aurait eu que faire. Elle préférait que ce soit lui. Son sourire radieux dès que c’était son tour de faire quelques pirouettes en solo et l’enthousiasme avec lequel il l’applaudissait lors des saluts étaient suffisants pour lui donner envie de s’améliorer. De faire de son mieux. Pas pour le principe, pas pour que ses parents soient fiers, mais parce qu’il avait l’air d’aime la voir danser. Et avec toute l’aide qu’il lui apportait, c’était bien le moins qu’elle puisse faire pour lui montrer sa gratitude.

Au fil du temps elle s’était laissée prendre au jeu.

Elle y mettait du ‘coeur’.

Elle se faisait assez remarquer pour que même ses parents l’admettent: Marguerite était douée. Marguerite avait vraiment fait de son mieux, et ils étaient fiers d’elle, ils s’assureraient de venir voir ses chorégraphies eux aussi. Comme ils avaient toujours assisté aux combats d’escrime de Félix. Ils étaient si fiers qu’ils offrirent d’obtenir pour elle le Pokémon qu’elle voudrait, pour son anniversaire. (du moment qu’il était assez raffiné à leur goût, bien sûr, mais ils n’avaient peu besoin de le préciser)

C’est ainsi que l’année de ses 7 ans, la blonde reçut un Mimantis qui fut surnommé Apollon (parce qu’apparemment ‘Pretty boy’ n’était pas correct) et ne tarda pas à participer à ses premiers combats Pokémon. A prendre des cours de combat, pour être exacte. Evidemment, lui offrir un Pokémon n’était pas complètement innocent. Elle aurait dû s’en douter. Ils voulaient voir comment elle se débrouillerait dans ce domaine, sachant que comme d’habitude, Félix excellait. Et que sa mère excellait, bien qu’elle soit plus concentrée sur l’aspect esthétique de la chose.

Au départ elle avait été très perplexe: elle ne savait pas du tout comment s’y prendre, elle qui avait plus l’habitude d’obéir aux ordres que d’en donner. Surtout qu’Apollon était la définition même du mot ‘adorable’. Difficile de se l’imaginer combattre. Pourtant, lui ne reculait devant rien. Sans doute un peu trop brave pour sa petite taille, le monstre était impatient au début de chaque leçon. Il effectuait le même mouvement une dizaine de fois d’affilée si elle le lui demandait, et ne tremblait jamais devant son adversaire, généralement le Charmina de son professeur. Aussi grand soit-il, il ne l’effrayait pas. Du moins pas après qu’il aie jeté un coup d’oeil furtif en direction de sa dresseuse et repéré le sourire maladroit mais se voulant encourageant qu’elle avait aux lèvres.

A vrai dire, Apollon avait un surnom très bien choisi: il illuminait ses journées. Généralement d’humeur enjouée, le monstre n’avait de cesse de démontrer son affection pour la blonde, sautant dans ses bras à l’improviste ou imitant ses mouvements de danse classique pour la faire sourire quand elle peinait trop à son goût. Et à vrai dire sa dresseuse ne savait pas trop où se mettre. L’affection, ça n’avait jamais été son fort. Bien sûr elle était proche de Félix, mais elle n’avait jamais été quelqu’un de très expansif. Parce qu’une jeune fille se devait d’être mesurée, d’après ses parents. Aussi la première fois qu’il avait sauté dans ses bras, elle avait été bien incapable de le rattraper, donnant une scène assez comique de la blonde sonnée après avoir été ‘agressée’ par son Mimantis et ce dernier affichant un air oscillant entre perdu et blessé qu’elle n’aie pas répondu à son affection.

Passé ce début awkward, ils ne tardèrent pas à devenir inséparables. D’une part parce que leur confiance grandissait au fur et à mesure que les années et les classes de combat passaient, d’une autre parce qu’il devenait son principal soutien, Félix étant de plus en plus occupé avec ses propres problèmes. Bien sûr il ne manquait ses spectacles de danse pour rien au monde et ne lui épargnait pas un compliment, mais ses cours se faisaient de plus en plus prenants. Il grandissait. Ils grandissaient tous les deux.

Elle ne pouvait pas lui en vouloir.

Surtout que si elle avait longuement trouvé l’école routinière, ennuyeuse et globalement très simple, elle commençait à comprendre qu’hélas, les leçons n’allaient plus être les seules variables à prendre en compte. Il fallait que l’adolescence passe par là. L’adolescence et des gosses qui se cherchent sans trop savoir ce qu’ils vont trouver et ont bien besoin d’évacuer leurs crises d’estime d’eux-même d’une façon ou d’une autre. Concernant Marguerite, elle avait déjà assez de comparaisons à la maison pour ne pas trop s’en inquiéter en cours. D’autant plus que son travail appliqué lui assurait une place d’éternelle première de classe dont elle ne pensa rien jusqu’à ce qu’on trouve extrêmement original de la qualifier d’intello. De coincée, aussi, pour des raisons qu’elle ignorait, et de teacher's pet en général car il est vrai qu’elle était généralement plutôt appréciée du corps enseignant. Pas qu’elle l’aie recherché d’une façon ou d’une autre, mais il faut croire que ses notes et son esprit vif parlaient pour elle.

Au départ elle s’était contentée d’ouvrir de grands yeux curieux, et de demander ce qu’on voulait dire par là, exactement. Puis elle avait abandonné, arrivant rapidement à la conclusion qu’ils avaient besoin de prouver à quel point leurs neurones communiquaient lentement et que ça ne la regardait pas. Elle les ignorait, et son silence passait pour le plus grand des mépris. Peut-être parce que c’en était, bien que la blonde n’aie jamais exprimé clairement le fond de sa pensée. Trop mesurée pour cela, vous pensez bien. Trop sage. Jamais un mot de travers, Marguerite traversait ses journées sans adresser la parole à qui que ce soit plus que nécessaire, ne manquant cependant jamais d’avoir un sourire poli lorsque l’occasion se présentait. Elle n’avait rien d’une peste, honnêtement, elle n’avait juste jamais cherché activement à se faire des amis. Et avec sa concentration majoritairement monopolisée par ses devoirs, la danse et les cours de combat, elle ne pensait pas vraiment avoir assez de temps pour cela.

Ou peut-être ne faisait-elle aucun effort, aussi.

Concrètement il n’y eut pas de réels accrochages, et puis l’éternelle affection d’Apollon lui suffisait largement pour ne pas trouver ses journées trop mornes. Et Félix ne manqua pas de lui expliquer qu’elle n’avait pas à s’en faire, qu’elle adoptait la bonne attitude et que ça ne devait pas la décourager concernant ses études. Elle pourrait faire de grandes choses, si elle continuait de s’appliquer autant. Elle n’avait pas à s’inquiéter de ce que pensaient ces gamins en mal d’estime de soi. Alors la blonde ne s’en soucia pas, à vrai dire elle n’avait pas l’énergie de le faire de toutes façons. Son esprit vaquait à des occupations pus importantes, comme mémoriser ses leçons et la nouvelle chorégraphie de son cours de classique. Cours dans lequel elle faisait des progrès visibles évacuant sa frustration par rapport aux surnoms malvenus dans de l’entraînement acharné.

Les courbatures étaient une bonne distraction.

En réalité il y eut un accrochage, bien qu’elle n’en aie rien pensé sur le moment. Une balle au prisonnier, c’est fait pour être un peu violent après tout. Alors la blonde n’avait pas marqué d’hésitation à envoyer la balle qu’elle avait bloquée directement dans le ventre du lanceur. Il n’aurait pas dû rester aussi près d’elle. Il n’aurait pas dû s’attendre à ce qu’elle ne rattrape pas. Maintenant il était prisonnier. Ca ne l‘avait pas empêché de lâcher un regard ‘excuse-toi’ sur un ton lugubre en arrivant à la hauteur de Marguerite. Il prétendait qu’elle lui avait fait mal, et son interlocutrice savait pertinemment que son ego souffrait plus que son ventre, mais elle le lui fit remarquer de façon un peu plus subtile.

«  Désolée de suivre les règles du jeu. »

Avait-elle fait, de sa voix fluette, adressant un sourire faussement innocent à son interlocuteur. Parce qu’elle l’avait bien vu marmonner ‘si tu me touches tu es mort’ à divers élèves ayant eu la balle entre les mains. Dommage, il avait été trop lent pour Marguerite. Et puis quand bien même, il ne lui faisait pas peur. Du haut de ses 13 ans, elle n’était pas une gamine impressionnable pour autant. Elle savait qui avait une légitimité et qui n’en avait pas.

Et lui n’en avait pas.

Ca ne l’avait pas empêché de lui chercher des noises à la sortie des cours, parce que voyez vous, la première de classe avait fait preuve de trop de mépris à son goût. Il méritait, il exigeait des excuses correctes. Pour avoir été envoyé en taule, conformément aux règles du jeu. Elle lui aurait ri au nez si elle n’était pas une personne aussi contenue, en toute honnêteté. Au lieu de ça, elle lui avait demandé sur le ton le plus neutre possible s’il avait besoin qu’on lui explique les règles du jeu, s’il ne comprenait toujours pas qu’elle ne lui avait fait aucun tort et n’avait en réalité aucune excuse à lui présenter. D’autant qu’elle s’y était déjà abaissée précédemment, ne serait-ce que pour le principe et parce qu’il n’avait pas l’air décidé à rejoindre la prison en d’autres circonstances.

Autant vous dire qu’il apprécia assez moyennement.

Et qu’elle aurait peut-être dû réfléchir à ce que font les gamins irritables et en supériorité numérique quand on leur tape sur le système et qu’ils ne sont pas supervisés par des adultes. Ouais, ça n’allait pas se régler pacifiquement comme elle l’avait espéré en faisant mine d’esquiver N°1 Asshole et ses deux followers, prétextant qu’elle devait rentrer chez elle, maintenant. Le premier coup la surprit, cinglant sur une pommette. Une claque qu’elle n’aurait jamais imaginé prendre, principalement parce que ses parents n’y avaient jamais eu recours pour la discipliner. Et ça venait de cet abruti sans cervelle. C’en était trop pour qu’elle retienne ses larmes de rage et d’indignation: pour qui se prenait ce minable ? Mais elle n’était pas vraiment en position de riposter. Et s’ils se moquèrent de ses larmes, elle ne leur donna pas la satisfaction de se laisser faire. Ou de laisser voir la moindre douleur. Dents serrées, elle para le second coup avec ses avant-bras, tenta au mieux d’éviter le suivants, cherchant un moyen de partir. Mais à trois contre une, ils n’avaient pas de mal à lui bloquer le passage. L'adolescente en arrivait à penser qu’attendre qu’ils se lassent était sa meilleure option lorsqu’une exclamation de douleur échappa à l’un de ses agresseurs. La blonde ne put qu’ouvrir de grands yeux surpris en constatant que d’une façon ou d’une autre, Apollon avait échappé à sa pokéball et s’interposait sans peur aucune entre les trois brutes et sa dresseuse.

Il avait toujours été trop courageux pour son propre bien.

Bien sûr, ce n’est pas comme si ceux-cis n’avaient pas de monstre non plus. Et à trois contre un, malgré son entraînement, le Mimantis ne put pas faire grand-chose. En définitive son intervention ne résulta qu’en des bleus pour eux deux, et beaucoup de haine du côté de Marguerite. Elle l’avait pris dans ses bras et fui à la première ouverture, mais jamais dans sa vie n’avait-elle eu autant envie d’exploser des crânes. Pas même pendant la période franchement insupportable de ses débuts peu glorieux en danse classique, quand elle n’était jamais assez bien pour les standards du professeur, en plus de ne pas être assez bien pour ses parents. Elle n’avait jamais été assez bien pour ses parents. Maintenant elle regrettait de ne pas avoir insisté, du côté des cours de boxe.

De retour à leur spacieux appartement dans l’un des plus hauts étages du quartier des affaires d’Astéria, seul Félix l’attendait. Il était apparemment rentré plus tôt qu’à l’accoutumée et s’était étonné de ne pas trouver sa cadette: après tout, elle finissait les cours avant lui normalement. Ses yeux noyés de larmes et de colère, ses cheveux ébouriffés et le bleu visiblement douloureux s’étalant sur son tibia droit suffirent à lui faire comprendre qu’il y avait eu une merde. Et qu’elle n’avait pas envie d’en parler. Il l’aida à soigner Apollon, il l’amena à leur appareil de soin des blessures mineures qui généralement s’occupait plutôt des bleus du garçon lorsqu’il revenait de l’escrime. Un scan rapide révéla une dizaine d’ecchymoses d’étendues et de gravité variables.

«  Ca aurait été pire sans Apollon. »

Commenta-t-elle avec une once de regrets dans la voix. Félix hocha la tête, appliquant de la pommade sur les tâches violacées apparaissant sur sa soeur, faisant au mieux pour ne pas lui faire mal ne serait-ce qu’au contact. Il était assez délicat pour qu’elle ne se plaigne pas. Mais une fois de plus, on lui avait appris à ne jamais de plaindre de toutes façons. Il ne lui demanda pas d’en parler, et elle savait que c’était parce qu’il lui faudrait expliquer cela à leurs parents de toutes façons. Autant ne pas avoir à faire ça deux fois, il savait bien qu’elle n’était pas fière. Qu’elle se sentait sans doute ridicule dans le fond, de n’avoir rien pu faire.

Ca ne rata pas.

Au fond elle s’y attendait un peu, mais l’entendre de la bouche de sa mère étai assez douloureux tout de même. Apollon n’avait pas pu la protéger conte ces brutes ? Mais à quoi servait-il, exactement ? Pourquoi n’avait-il pas évolué, pour commencer, s’il s’entraînaient aussi souvent ? A quoi avaient servi tous ces cours de combat ? Ils feraient bien de la débarrasser de ce Pokémon inutile, elle pouvait bien lui en trouver un autre qui lui, au moins, ne serait pas un boulet. Quand à ces ‘délinquants,’ elle demanda leurs noms à Marguerite pour en référer immédiatement au corps enseignant de son établissement. Bien sûr la blonde n’hésita pas un instant à lui dire: elle avait toujours filé droit. Elle avait toujours laissé ses parents décider parce qu’ils savaient mieux qu’elle. Et puis elle n’y avait jamais vraiment vu d’objections.

Du moins pas jusqu’à maintenant.

«  Mère, je vais garder Apollon. » lâcha-t-elle simplement, sur un ton qui se voulait assuré

Pour tout dire, ces cinq mots avaient nécessité de rassembler tout son courage, et si elle se gardait bien de le montrer, l’adolescente se sentait trembler de l’adrénaline parcourant ses veines. Première fois de sa vie qu’elle allait contre une décision de l’un de ses parents, ce n’était pas rien. Les yeux clairs et froids de sa mère s’étaient posés sur les siens visiblement surpris. Interrogateurs. Etrangement, pas en colère. Elle haussa un sourcil en lui demandant si elle refusait tout de même l’autre Pokémon, prétextant qu’elle ne voulait qu’une chose: la sécurité de sa fille. Marguerite aurait ri si elle n’était pas aussi ‘bien élevée’. Elle lui aurait dit qu’elle n’avait eu l’air de considérer ‘sa fille’ que comme une ombre de Félix plus qu’une personne à part entière pendant un long moment, que c’était entre touchant et suspect de la voir soudainement préoccupée de sa sécurité. Mais au fond elle devinait une once de regret. De ne pas avoir pris les précautions nécessaires. Une volonté sincère de se rattraper.

Surprenant mais pas inappréciable.

Elle accepta.

Elle accepta mais pas avec toute la bonne foi du monde. Ses débuts en compagnie de la Scalpion que lui présenta sa mère furent pour le moins froids. Bien que la blonde reste très correcte à son égard, elle refusa de lui donner un surnom pendant au moins un mois, considérant que ‘Scalpion’ lui allait très bien et ne la sortant de sa ball que pour les cours de combat. Ca n’était rien de très violent, mais c’était assez fort pour signifier son refus d’un quelconque substitut pour Apollon. Elle aimait son Mimantis, elle n’avait pas besoin d’un autre Pokémon. Et si elle ne pouvait pas le refuser, elle n’était pas obligée de l’apprécier pour autant.

La situation n’aurait sans doute pas évolué sans l’intervention de Félix, une fois de plus. Ce garçon avait honnêtement un coeur en or, en plus de la cuiller en argent avec laquelle il était né. Il commença de façon assez subtile, débarquant vers la fin de l’un des cours de self défense que prenant désormais sa cadette une fois par semaine et lui disant qu’il avait trouvé un surnom à sa Scalpion. Désireuse de ne pas le vexer, la blonde l’avait prié de continuer, ça ne pouvait pas être si mal et étant donné le peu d’attachement qu’elle avait pour ce Pokémon, elle se fichait pas mal de son surnom.

«  Que dirais tu d’Artémis ? », fit-il avec un large sourire

Il avait vraiment l’air très fier de cette idée. De son côté, son interlocutrice était plutôt partagée. Artémis, elle ferait la paire avec Apollon. Est-ce qu’elle avait vraiment envie de les placer sur un pied d’égalité ? Mais une vague de culpabilité dont elle ne se pensait pas capable ne tarda pas à la rattraper quand elle fit rapidement le lien entre son attitude par rapport à la Scalpion et celle de ses parents par rapport à elle. Vraiment, elle ne valait pas beaucoup mieux. Bien sûr que le Pokémon acier pouvait être aussi bien qu’Apollon. Elle ne pouvait juste pas le remplacer.

«  Va pour Artémis. » accepta-t-elle en hochant la tête

A partir de là elle se remit à entraîner Apollon. Pas pendant les cours de combat, parce que ses parents étaient contre cette idée et avaient fait passer le mot à son instructeur, mais plutôt avec Félix. Bien sûr il était largement meilleur qu’elle et elle peina sérieusement au début à suivre le rythme, sans parler de son Mimantis, mais leurs obstinations respectives étaient trop fortes pour qu’ils se sentent le moins découragés du monde. De son côté, Artémis se révélait être du genre à apprendre très vite, quand elle avait la motivation nécessaire. Autrement dit quand Marguerite faisait des efforts pour l'encourager. Elle était forte, elle avait l’intelligence nécessaire pour progresser, il lui manquait juste de la confiance en elle. Ca lui rappelait étrangement quelqu’un, mais la blonde ne fit aucun commentaire.

Après que les trois attardés ayant jugé bon de lui chercher des noises aient été suspendus pendant une semaine, il n’y eut pas d’autre incident à l’école. Du moins aucun dont ses parents furent mis au courant. Disons que si l’adolescente continua d’ignorer tout commentaire, fidèle à la réputation d’’Ice queen’ qu’elle s’était fondée de façon tout à fait involontaire, il y eut une ou deux fois où ses compétences de self-défense entrèrent en jeu. Rien qui lui attire des ennuis cela dit. Oui parce que son enseignante en self-défense, une petite femme brune au caractère bien trempé, avait mis un point d’honneur à lui apprendre où et comment frapper sans laisser de traces. Cette femme était étonnamment fourbe et il fallait admettre que ça lui plaisait pas mal.

Les jours s’écoulèrent donc plutôt normalement à partir de là, mornes comme toujours bien que ses Pokémon fassent au mieux pour éclairer ses journées. D’ailleurs Apollon avait fini par prendre une place assez particulière au sein de ses cours de classique. Il l’accompagnait dès que l’occasion se présentait, et la blonde commençait à se dire que lui donner le nom d’un dieu des arts n’était pas totalement innocent. Un dieu affilié au soleil non plus. Oui car s’il n’évoluait pas, c’était parce qu’il ne prenait pas assez de soleil, avait-elle fini par conjecturé après avoir fait des recherches sur les Mimantis. Ils ne passaient pas assez de temps en extérieur pour permette au Pokémon de stocker l’énergie nécessaire à son évolution. Pas qu’elle soit pressée de le voir changer de forme cela dit, mais ça lui avait paru suspect, depuis le temps qu’ils combattaient ensemble.

Ses jours furent mornes jusqu’à ce qu’une sorte de tornade ne débarque dans son établissement scolaire.

L’année de ses 16 ans, tout droit arrivée d'Unys, la jeune femme du nom de Brooke avait directement choisi de s’assoir à côté de Marguerite, au 2e rang, puisque personne ne semblait enclin à le faire. Suite à cela, elle n’avait eu de cesse de la coller au cours de sa première semaine de cours, au grand étonnement de la blonde. Certes, en tant que voisine de classe, elle était en quelques sortes automatiquement désignée pour lui servir de guide dans l’établissement, mais elle pensait que l’unyssienne aurait vite fait de se lasser d’elle. Après tout elle n’était pas très intéressante. Polie, majoritairement intéressée par ses cours, à peine souriante et avec un humour grinçant sur les bords, pas vraiment de ‘friend material’ notoire.

C’était sans compter sur l’énergie sans fin de Brooke qui semblait mettre un point s’honneur à trouver des façons diverses et variées de faire sourire son interlocutrice. Au départ elle résistait un peu, ne comprenant pas vraiment où voulait en venir la rousse, puis elle avait fini par laisser sa spontanéité lui déteindre dessus. Elle riait aux éclats à chacune de ses cascades franchement inquiétantes en overboard dont elle se tirait miraculeusement sans se briser les os. Elle l’observait fangirler devant l’adorableness d’Apollon et Artémis avec un sourire en coin vaguement amusé. Bonus parce que l’adolescente ne pouvait s’empêcher de parler en unyssien à la Scalpion, ayant l’habitude d’en voir dans sa région. Elle envoyait de plus en plus souvent un message chez elle pour notifier qu’elle rentrerait plus tard de l’école parce qu’elle passait du temps avec une amie.

Une ‘amie’, carrément, oui.

C’était tout nouveau, à vrai dire Marguerite avait un peu peur que les choses soient allées trop vite trop loin et qu’elle finisse blessée parce qu’elle la laissait en voir trop. Parce qu’avec Brooke elle n’avait pas besoin d’être mesurée. Elle n’avait pas besoin d’être polie. Elle n’avait pas besoin d’être parfaitement lisse et toute en retenue. En soi c’était aussi grisant qu’effrayant. Mais ça lui plaisait. Les après-midi de week-end qu’elle passa en compagnie de la brune étaient de loin les plus amusantes qu’elle aie connue jusque là. Son amie lui montrait ses dernières figures à l’overpark et essayait tant bien que mal de lui en apprendre quelques unes, restant patiente malgré les chutes, et en retour la blonde lui montrait des mouvements de self-défense. Chose qu’elle trouvait franchement très cool, la gratifiant généralement d’un « You rock, Mag ! »

Mag.

Oui parce qu’elle ne l'appelait jamais Marguerite.

Au milieu de sa première semaine de cours elle avait commencé à lui donner ce surnom et n’avait pas arrêté depuis, voyant que l’intéressée n’émettait aucune objection. Tout comme elle avait commencé à se pointer à la fin de ses cours de danse classique presque systématiquement pour la regarder travailler la chorégraphie, occupant au passage Apollon et Artémis qui avaient besoin de se dégourdir les pattes. A vrai dire la première fois qu’elle l’avait vue, Marguerite avait cru mourir s’embarras. Cheveux attachés en un chignon qui tirait trop ses cheveux en arrière à son goût, dégoulinante de sueur dans son justaucorps rose, elle ne se sentait pas vraiment sous son meilleur profil. Non, elle se sentait même plutôt dégeulasse. Mais ça n’avait pas l’air d’ennuyer le moins du monde son interlocutrice, aussi finit-elle par s’y accoutumer.

Avec tout le temps qu’elles passaient ensemble, Brooke fut amenée à la voir dans des situations à peu près aussi embarrassantes que cela, à vrai dire. Genre en tutu plateau, dégoulinante de la glace vanille que lui avait apportée Brooke pour la féliciter après son solo franchement très bien pendant le spectacle. Ou bloquée toute une matinée avec un hoquet terrible qui revenait même après qu’on lui aie fait peur. Ou encore en train de parcourir les vestiaires en sous vêtements après le cours de sport parce que son pantalon avait mystérieusement disparu. Plus tard, elle avait appris que c’était imputable à Yue-Yan, un garçon de sa classe avec lequel elle avait fini par s’entendre en remarquant qu'ils étaient dans le même cours de classique. Enfin, il avait d’abord paniqué en reconnaissant Marguerite, la suppliant de ne pas en parler à l’école de peur qu’on ne se moque de lui, mais en définitive ça les avait rapprochés.

Il y avait aussi cette fois assez comique où elle s’était mise à pleurer comme une madeleine tout en assurant qu’elle ne sentait absolument rien après s’être ramassée et ouvert le genou en tentant une figure d’overboard franchement périlleuse. Mais rien de tout cela n’était comparable à la tête qu’elle avait faite lorsque Brooke lui avait proposé de danser un slow avec elle pendant la fête de fin d’année organisée par leur lycée, l’année de leurs 18 ans. Mais les examens étaient passés, Marguerite s’était rarement sentie aussi libre maintenant qu’elle s’apprêtait à passer aux études supérieures, et s’il n’y avait aucune chance que l’alcool lui monte à la tête puisqu’il n’y en avait pas à la fête, ça ne l’empêchait pas d’être un peu grisée. Sans doute l’ambiance générale.

Alors bien sûr, passée sa confusion elle entraîna la brune sur la piste de danse, un large sourire étirant ses lèvres.

A vrai dire, Brooke ne savait pas danser. Elle lui avait parfois servi de partenaire pour répéter des portés quand Yue-Yan n’était pas disponible, mais jouer le rôle de l’homme dans le cas des portés en classique ne nécessitait pas beaucoup d’expérience en danse. Du moins, pas pour ce qu’elles avaient fait. C’est donc Marguerite qui mena la danse, entraînant son amie dans un semblant de valse qu’elle mena bien qu’elle soit la plus petite des deux. Brooke lui marcha sur les pieds plusieurs fois et se rapprocha un peu trop pour la position classique de la valse à plus d’une reprise, mais ça ne la dérangeait pas. Son sourire radieux ne la quitta pas avant la fin de la chanson.

«  On devrait rentrer, ça fait 3 fois d’affilées que tu bâilles.. » remarqua Brooke environ un quart d’heure après

Il était plus d’une heure du matin, et le ‘rythme’ de la fête commençait à devenir chaotique. Disons que certaines personnes avaient certainement trouvé le moyen d’y introduire des boissons alcoolisées. Rien de bien surprenant quand on laisse des ados de 18 ans sans trop de surveillance, me direz vous. La blonde étouffa un 4e bâillement et hocha la tête en se levant du fauteuil depuis lequel elle suivait distraitement une conversation entre Yue-Yin et Natalia, une autre élève de leur classe. Ancienne classe, maintenant qu’ils passaient aux études supérieures. Rien que ce constat suffisait à la faire sourire comme une idiote. Elle était aussi impatiente que terrifiée. Félix avait fait la même transition deux ans auparavant, s’engageant dans des études d’ingénierie à l’Académie, comme l’avait fait leur père. Elle le voyait fort peu depuis, mais ses holo-messages réguliers lui suffisaient à le savoir en bonne santé . Et passionné par son cursus.

«  J’ai tellement la hype, honey, je ne sais pas si je vais réussir à dormir ! » s’exclama Brooke lorsqu’elles quittèrent le bâtiment

La blonde se contenta d’un rire tandis que son amie passait un bras autour de ses épaules, prenant la direction de la première station de transports en communs pouvant les ramener à destination. Elles avaient prévu de dormir chez Marguerite, d’une part parce que c’était plus près, et de l’autre parce que c’était plus spacieux. L'ordinateur central de l’appartement familial avait déjà préparé un lit supplémentaire dans la chambre de la jeune femme. Restait à arriver en un seul morceau. Mais elles ne se faisaient pas trop de souci: Artémis, qui ne quittait désormais plus sa dresseuse d’une semelle, était une véritable terreur quand il s’agissait de combattre. Si quelqu’un risquait de finir en morceaux, ce n’était clairement pas elles.

«  That was one hell of a night, I’m so happy I could kiss you right now ! » assura l'unyssienne tandis qu’elles arrivaient au bas de l’immeuble de Marguerite.

A vrai dire, s’il y avait une chose à laquelle s’était attendue la blonde, ce n’était pas à ce qu’elle joigne le geste à la parole.

Ce n’est même pas comme si elles avaient bu. Ce n’est même pas comme s’il y avait moyen de mettre ça sur le dos d’un état de conscience altérée. Certes, la fête avait été assez grisante au niveau de l’atmosphère générale, et cette sorte d'euphorie modifiait sans doute le fonctionnement du cerveau d’une façon ou d’une autre, mais rien de notoire. Marguerite était donc restée absolument figée, lâchant sa carte d’accès à l’immeuble dans la surprise du moment, ouvrant de grands yeux confus. A vrai dire, Brooke ne tarda pas à s’écarter, laissant glisser sa main de l’épaule de son interlocutrice et évitant immédiatement son regard. Elle marmonna des excuses, disant n’avoir pas réfléchi un instant, et que si ça se trouve Mag n’était pas du tout intéressée par les filles.

Est-ce qu’elle avait raison ?

Est-ce que Marguerite en savait quoi que ce soit, pour commencer ?

Dans sa confusion, la blonde se contenta de récupérer sa carte d’accès et monter jusqu’à l’appartement sans lâcher un mot, les pensées se chamboulant dans son esprit de façon assez aléatoire. Est-ce qu’elle s’était un jour imaginé embrasser une fille ? Franchement pas. Est-ce que ça lui aurait franchement déplu de répondre à Brooke pour autant ? Non plus. Est-ce qu’elle lui en voulait ? Pas vraiment. Non elle était juste morte de trouille. Parce que ça n’était simplement pas une variable qui lui serait un jour passée par la tête si on ne la lui avait pas envoyée en plein dans la figure. Maintenant elle était là, et Marguerite ne savait pas trop si elle pouvait toujours parler de meilleure amie ou si elles étaient un peu plus proches que ça sans qu’elle s’en soit vraiment rendue compte. C’est vrai que Brooke n’avait de cesse d’être assez tactile et de lui donner des surnoms dans le genre de ‘darling’, mais elle n’y avait simplement pas pensé un instant. Peut-être aurait-elle dû.

Au bout d’un quart d’heure elle put rassembler son courage, repousser tout l’embarras dans un coin de son esprit et redescendre à la porte pour voir si Brooke était toujours là. Elle faillit s’étouffer dans une vague de culpabilité en la voyant assise sur les marches d'escalier de l’immeuble, en larmes et tremblant un peu à cause de l’air qui s’était rafraichi. Sérieusement, pourquoi était-elle montée comme ça ? La blonde lui adressa un sourire penaud en l’invitant à monter, après tout son lit était fait, mais l’atmosphère resta assez tendue jusqu’à ce qu’elles aillent se coucher. Disons qu’elles avaient à peine échangé 3 mots, rien à voir avec leurs habituelles conversations sans fin.

A vrai dire, la blonde mit un long moment à s’endormir, et si elle n’osa pas adresser la parole à Brooke, elle savait ne pas être la seule. Disons qu’il lui fallait encore de quoi organiser ses pensées. Parce qu’à force de chercher, elle se sentait très ‘ok' avec ça. Juste très perturbée. Très effrayée de ce que pourraient en dire ses parents, aussi, quand bien même une voix indignée dans un coin de son esprit grondait que ça ne les regardait en aucun cas.

«  En fait, hier.. j’étais pas prête, tu veux pas réessayer ? »

Lâcha-t-elle un peu abruptement tandis qu’un bol se remplissait automatiquement de son grammage de céréales chocolatées habituel. Elles s’étaient levées plus tôt qu’elle ne l’aurait cru, mais ses parents étaient tout de même déjà sortis travailler. Brooke, qui évitait son regard depuis qu’elle lui avait dit bonjour, manqua de lâcher sa cuiller dans son sursaut, gagnant un léger rire nerveux de la part de son interlocutrice. Elle finit par le regarder en face, ses yeux bruns ronds de confusion et son visage prenant une vague coloration rosée. Si elle pouvait arrêter d’être comme ça, honnêtement. Peut-être que ça éviterait de mini-attaques cardiaques à Marguerite. Elle n’arrangea pas le moins du monde ses cheveux blonds en y passant la main pour se donner une contenance.

«  C’était pas très subtil, j’avoue. » commenta-elle, commençant à se sentir un peu mal à l’aise

Apparemment c’était tout ce qu’il fallait à Brooke. Un rire joyeux lui échappa et elle se leva de la table de la cuisine, délaissant son bol de céréales au profit de Marguerite.

«  That’s not why I fell for you anyway. » se moqua-t-elle, attirant la jeune femme vers elle pour l’embrasser avec plus d’assurance que le soir précédent.

Sans doute parce qu’elle y répondit, cette fois.

Elles passèrent le début des vacances d’été à essayer de faire en sorte que personne soit au courant, mais il fallait admettre que les regards appuyés de Yue-Yan en disant long, elles cessèrent de faire le moindre effort en sa présence. Il plaisantant en disant qu’honnêtement, il ne serait jamais aussi embarrassé la première fois que Marguerite l’avait reconnu en collant rose pâle, ça ne lui posait aucun problème. Graduellement Natalia, Félix et les 3 frères et soeurs de Brooke furent mis au courant également, de façon plus ou moins fortuite. Plus ou moins embarrassante, aussi.

Marguerite fut ravie en apprenant que Brooke et elle avaient té acceptées dans la même université de sciences approfondies. Ca leur permettait des voir plus souvent qu’elles ne l’avait espéré, bien quel am majeure partie de leurs séances d’overboard se tient transformées en séances de révision. Ou parfois en soirées film, affalées sur le lit du nouvel appartement de la blonde à manger des nouilles instantanées. Oui, ses parents avaient jugé bon qu’elle commence à gérer un appartement toute seule, et vu le prix d’un logement dans Astéria, elle n’allait clairement pas cracher dessus. Sa première année d’études supérieure se passa honnêtement très bien, partagée entre des cours passionnants quoique lui  causant pas mal de nuits incomplètes, quelques déboires en cuisine et des réveils pour le moins étonnants suite à des fêtes où elle ne se souvenait pas être allée. Du moins pas immédiatement.

Son frère se moquait en disant qu’elle avait la chance: lui n’était pas vraiment passé par une vraie phase « étudiant », avec les standards stricts de l’Académie. Il n’était pas non plus rare de recevoir messages désespérés de Yue-Yan qui assurait que ses jambes allaient mourir et qu’il allait avoir besoin de prothèses, à ce rythme. Danseur professionnel n’était clairement pas un choix de carrière facile.

Pour sa part, la blonde avait arrêté le classique en entrant à l’université, jaugeant à juste titre qu’elle n’aurait pas beaucoup de temps à consacrer à cela. Pas entre Brooke, la tonne de connaissances à absorber et les cours de combat sur lesquels ses parents avaient insisté. C’était un peu la condition pour son appartement. Sans doute une question de « tradition familiale » ou quelque-chose comme ça. Il est vrai qu’ils excellaient tous deux dans ce domaine, et elle préférait ne pas penser à Félix. Ca eut au moins le mérite de mener Artémis jusqu’à l’évolution, la Scalpion devenant une impressionnante Scalproie sous les yeux ébahis de sa dresseuse. Et d’Apollon qui apparemment n’avait toujours pas assez de soleil à disposition. Mais si le Mimantis sembla vaguement amer la première semaine, il ne tarda pas à revenir à la normale. Rien ne pressait, lui assurait la blonde.

Le seul bémol se présenta en fin d’année, au moment des résultats de la compilation de leurs évaluations ponctuelles. Brooke ne passait pas en année supérieure. Marguerite mentirait en disant qu’elle ne l’avait pas vu venir, ayant observé le manque de motivation et les airs vaguement dépités de son amie à la parution de la majorité des notes, mais c’était tout de même douloureux. C’est le moment qu’elle choisit pour lui avouer qu’elle avait réalisé peu avant la fin de l’année que ce n’était sans doute pas fait pour elle, les sciences pures. Non, l’unyssienne avait plutôt dans l’idée de faire quelque-chose ‘directement’ utile à ceux qui l’entourent, et notamment aux Pokémon. Elle voulait faire l’équivalent de cet ancien métier, ‘ranger’, dont elle avait fini par apprendre l’existence à force de recherches sur le net.

«  Je vais partir pour Almia. » il y avait une école appropriée, là-bas. Une fort bien réputée d’ailleurs.

C’était violent.

C’était une perte de repères que Marguerite n’avait jamais imaginé devoir subir. Brooke avait arrangé tellement de choses dans sa vie, que ça soit cette retenue maladive, sa volonté quasi inexistante de sociabilier ou ses problèmes de self-esteem causés par les éternelles comparaisons à son frère aîné. C’était comme si elle était arrivée, telle l’ouragan qu’elle était, et avait tout fichu à terre en lançant simplement que Mag était ‘too awesome for this shit’ et que rien ne devrait l’arrêter. Elle pouvait être honnête. Elle pouvait être égoïste. Elle pouvait faire des choses juste pour s’amuser. Elle n’avait en aucun cas  être parfaite. Elle n’avait pas à tout dissimuler et tout garder sous contrôle. Sans doute des options qui ne lui auraient jamais traversé la tête avant Brooke.

«  Appelle-moi, prend soin de toi, tu vas gérer ma belle. » lui avait-elle assuré à l’aéroport, un large sourire aux lèvres et des larmes qui ne lui faisaient aucune honte sur les joues.

Brooke était dans le même état, mais sa gorge était apparemment trop serrée pour répondre quoi que ce soit. Au lieu de ça, la blonde sentit des bras passer dans son dos et une douce chaleur l'enveloppa. La définition même de ‘bittersweet’. Ces au-revoir étaient presque trop ‘fluffy’ pour son pincement au coeur qui ne semblait pas vouloir s’effacer. C’était douloureux de se dire qu’elles en étaient toutes deux arrivés à la conclusion qu’il faudrait mettre fin à leur relation, maintenant. Ca serait plus simple pour elles deux.

En tout cas il y avait intérêt.

Parce que ça laissait un goût amer dans la bouche.

L’année suivante, Marguerite ne laissait plus les gens l’appeler autrement que ‘Mag’. C’était plus rapide, et puis il fallait admettre que la plupart des souvenirs que ça lui ramenait à l’esprit n’avaient rien de désagréable. Elle arrêta avec les cours de combat, aussi, ayant découvert qu’étrangement, le classique lui manquait. Sans doute cette histoire d’addiction au sport dont on lui avait parlé en certaines occasions. Mais la blonde voyait plutôt ça comme une forme de masochisme: il fallait bien l’être une peu, pour se dire que les courbatures et cet épuisement qui venaient avec la fin de chaque séance lui manquaient.

Ses études se déroulèrent sans réel souci: si la jeune femme avait progressivement perdu quasiment toute forme de retenue concernant ses opinions et émotions, son application au travail n’avait pas changé. On ne perd pas de vieilles habitudes si facilement. Pas toutes du moins. Et concernant celle-ci, c’était pour le mieux. Elle s’en tira avec des notes excellentes.  A de nombreux kilomètre de là, Brooke s’éclatait, lui assurait-elle par conversation holographique. C’était ce qu’elle avait espéré, et son amie ne pouvait qu’en être heureuse. Ca la rassurant, faisant un contrepoids avec les nouvelles de Yue-Yan qui lui disait sérieusement ramer, bien qu’il s’y soit attendu en choisissant le monde du spectacle. L’année de leurs 21 ans, la brune fut mutée à Oblivia et insista pour que Marguerite vienne passer une partie des vacances là-bas, en sa compagnie.

Comme si elle avait besoin d’insister.

En descendant de l’avion, elle avait cru étouffer. L’air était chaud, chargé d’une humidité à laquelle la ville ne l’avait pas habituée du tout, d’ailleurs ses cheveux semblaient moyennement apprécier le changement. Cependant la blonde n’eut que peu de temps pour trouver ça désagréable avant que Brooke ne manque de la renverser, l’attirant dans un câlin qui ressemblait plus à un tacle qu’autre-chose. Elles rirent aux éclats sous les yeux mi-perplexes mi-attendris des autres passagers tout juste arrivés avant que l’unyssienne ne la dirige vers la sortie du bâtiment. Elle ne perdit pas de temps pour coiffer Marguerite d’un chapeau à larges bords pour lui éviter de prendre la couleur d’un Ecrapince dès son premier jour et le duo prit la direction de son petit appartement.

Oblivia était une très belle région. Ayant choisi de préserver sa faune et sa flore plutôt que d’urbaniser comme une bonne partie du reste du monde, elle recelait encore quelques coins sauvages qui ne manquèrent pas d’émerveiller Marguerite. Il faut dire, jusque là, elle n’avait pas quitté Rosetta. Basilia avait certes un côté cambrousse plutôt dépaysant par rapport à Asteria, mais ça n’avait rien à voir avec ce qu’elle avait sous le yeux. Non, Oblivia était un cran au dessus.

Elles passèrent deux semaines à alterner entre plage, plongée, courses d'Etouraptor et tourisme autour des légendes millénaires rattachées à la région. Apparemment, la sorte de récif assez peu profond qu’il y avait au sud-ouest de l’archipel avait été une île, avant qu’une catastrophe ne la fasse sombrer. Marguerite tablait sur un évènement sismique, bien qu’on lui aie assuré que ça soit l’oeuvre d’une forteresse volante: les légendes avaient leur charme, mais elle savait rester rationnelle.

Entre les cocktails de baies trop sucrés pour son propre bien et coups de soleil, elles trouvèrent quelques créneaux se mesurer l’une à l’autre. Comprenez par là combattre.

Non, pas avec leurs Pokémon.

Mag avait gardé des souvenirs de ses cours de self-défense, mais Brooke avait appris d’autres mouvements entre-temps, et c’est sans surprise que la blonde se retrouva la tête dans le sable à de nombreuses reprises. Ce ne l’empêcha pas de se relever et d’en redemander, s’époussetant comme si de rien n’était avec un sourire limite carnassier sur le visage. Elle en profita pour se rafraîchir la mémoire et apprendre de nouvelles choses en suivant les conseils de son amie, pas le moins découragée du monde par ses débuts douloureux. Et il fallait admettre qu’elle apprenait vite ,ça semblait presque naturel. Mais à vrai dire, le ‘wow, je t’ai fait mal, délicate princesse ?’ moqueur que lui avait sorti Brooke était une bonne partie de sa motivation.

A vrai dire, elles firent combattre leurs Pokémon aussi. Mais plutôt lorsqu'elles croisaient des monstres sauvages de méchante humeur en ayant voulu s’aventurer un peu trop loin dans les zones encore sauvages de l’île. Apollon était d’une efficacité surprenante, faisant fi de sa petite taille et attaquant sans peur des adversaires 2 à 5 fois plus grands que lui. ‘ Trop brave pour son propre bien’, disait toujours sa dresseuse, le souvenir du jour où il avait voulu la défendre contre une bande d’écervelés lui revenant facilement en mémoire. Toujours est-il que c’est l’un de ces combats impromptus qui le menèrent à l’évolution, alors qu’à vrai dire cette possibilité était tout à fait sortie de la tête de Marguerite. Il faut croire que le climat ensoleillé d’Oblivia était ce qu’il lui fallait pour stocker l’énergie nécessaire à son changement de forme.

Elle ne regretta pas de l’avoir surnommé Apollon: sa forme de Floramantis était superbe.

C’est au bout d’un mois de vacances qu’elle quitta la région d’Oblivia, triste de devoir se séparer de Brooke mais sans regrets. Elles avaient fait le maximum pendant leur temps ici. Cette région lui plaisait. Son métier lui plaisait. Si elle était à son aise, c’était tout ce que la blonde pouvait espérer.

Enfin, ‘blonde’.

Brune, maintenant. Sur le coup d’une proposition idiote, le duo avait décidé d’échanger de couleur de cheveux. Brooke avait fait décolorer ses cheveux sombres pour un blond lumineux proche de la couleur naturelle de son amie tandis que cette dernière arborait des cheveux noirs aux reflets bleutés. Elles avaient même ajouté à la bêtise en se teignant chacune une seule mèche en rouge. ‘ Because we’re burning with fiery passion ! Especially when I’m with u, Mag’ avait lâché l’unyssienne, nullement embarrassée par l’aspect cheesy de son explication. Rien ne pouvait l’empêcher d’être cheesy, mais Marguerite ne trouvait pas de raisons de s’en plaindre. Le tatouage traditionnel d’un Pokémon oiseau légendaire ornait également sa nuque, en souvenir d’un mythe d’Oblivia qui l’avait fascinée. Le légendaire du Soleil.

Voilà qui collait bien avec cette histoire de ‘fiery passion’.

De retour à Rosetta, Marguerite termina son cursus sans de difficultés, obtenant un diplôme d’ingénieur chimiste avec les compliments des correcteurs (mais pas de ses parents, haha). Ca ne l’empêcha pas de sortir boire trop d’alcool pour son propre bien à Neapolis avec Yue-Yan et des camarades de promo. Ca n’empêcha pas Félix et Brooke de lui passer des appels animés pour la féliciter bien qu’elle ignore comment les nouvelles étaient arrivées jusqu’à eux. Son frère avait obtenu un diplôme d’ingénieur l’année précédente et avait été trop occupé par son métier au centre spatial pour lui rendre visite en personne, mais elle savait qu’il l’aurait serrée dans ses bras jusqu’à l’en étouffer, s’il avait été sur place.

Rien que de leur conversation l’avait tellement fait rire qu’elle avait eu des crampes aux joues.

La brune ne perdit pas de temps pour déménager vers Basilia, prenant le bus avec Yue-Yan qui migrait quant à lui vers Neapolis, ayant trouvé une opportunité de carrière du côté de cette ville. Disons qu'Asteria avait fini par la fatiguer, et puis apparemment l’association Gaïa recrutait également des scientifiques, pour chercher des énergies ou matériaux plus durables et abîmant moins la nature. De quoi faciliter la cohabitation avec les Pokémon qui avaient pour la plupart souffert de l’urbanisation. Et il fallait dire que si Marguerite n’était franchement pas vegan dans l’âme, la perspective de se rendre utile de ce côté-là lui plaisait pas mal. Le souvenir d’Oblivia restait vif dans son esprit. Aucun moyen de ressembler à cette région, mais pas mal d’éléments utilisés là-bas pourraient gagner à être intégrés à Rosetta. Ou améliorés.

Basilia faisait vraiment ‘cambrousse’ comparée à sa ville natale, mais ça n’empêcha pas la jeune femme de s’y plaire. S’installant dans un petit appartement confortable et bien ensoleillé, elle n’eut pas à attendre longtemps avant que l’association Gaïa n’accepte sa candidature. Apparemment, ses compétences pouvaient leur être utiles.

Sa première pensée en allant bosser fut ‘ je vais pouvoir vérifier si oui ou non il n’y a que du lait de soja disponible au distributeur’.


Wonder
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Dim 19 Mar - 12:13
Bienvenue Mag ! Oh comme j'aime ton perso Wonder ! J'adore le nom de ta fiche et Mag est sublime comme toujours. Plein d'amour sur elle et son caractère de flamme.



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Cinq heures du mat', j'ai des frissons. Je claque des dents et je monte le son. Seul sur le lit, dans mes draps bleus froissés. C'est l'insomnie, sommeil cassé. Je perds la tête et mes cigarettes sont toutes fumées dans le cendrier. C'est plein d'Kleenex et d'bouteilles vides. J'suis tout seul, tout seul, tout seul.
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Dim 19 Mar - 12:29
Je hurle ce DC HELL
avec matoi ryuuko en plus je décède
Mag est tellement parfaite ♥️ love u



s t a r

merci takeshi & Julia pour les vava ♥️
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Dim 19 Mar - 13:27
☄️ validation  

Félicitations, tu es validé ! ✧・゚: *✧・゚:*

JE T'AIME JE T'AIME JE T'AIME  papyrus kawaii  papyrus kawaii  papyrus kawaii

C'est tout lol
Mais tu sais déjà ce que je pense de Mad Mag. Je l'aime fort (again). ENVOIE DES FLEURS A TAYTAY MAINTENANT SALE BOURGE VIOLENTE.

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