shooting stars


Troppo di zuccheri per essere tutto innocente

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Autre compte : SuperPrism, le héros dont avait besoin Rosetta
Messages : 18
Pokédollars : 1010
Disponibilité : Indisponible pour cause d'ordinateur en panne
Equipe :
Lun 20 Mar - 21:10
Jane Doe
ft. Midoriya Izuku

★ NOM & PRÉNOM : DOE & Jane
★ SEXE : Masculin
★ ÂGE & DATE DE NAISSANCE : 27 ans & 16 octobre
★ REGION & VILLE DE NAISSANCE : Hoen & Lavandia
★ LIEU DE RÉSIDENCE : Aarhus
★ ORIENTATION SEXUELLE : Bisexuel
★ SITUATION : Célibataire

★ GROUPE : Atlas
★ OCCUPATION : Garde du corps personnel de William Atlas & esclave des 4 admins

équipe



mental
Es-tu vraiment sûr d'être un garde du corps ? Parfois la question se pose lorsque les admins d'Atlas t'abordent ou que ton employeur te demande de t'occuper de son Dédenne. Non que cela te dérange, tu acceptes même volontiers de les assister dans leurs tâches. Servir de porte-éprouvette, coiffer Acute jusqu'à ce que son poil soit soyeux, tourner une vidéo avec Plutonium, tu ne pourrais rien leur refuser. C'est sûrement pour ces raisons que tu reçois les regards surpris ou dégoûtés des autres employés de l'industrie. Tu es ridicule à hocher la tête à tout va comme un pantin, buvant leurs paroles comme du petit lait. Certains t'appellent la Lavette. Pourtant, tu nies ta servitude, justifiant ta bonne volonté. Ainsi, de Lavette, tu es passé à Bon Samaritain. Lequel est le plus humiliant d'après toi ? Ho, non j'oubliais que tu n'avais d'avis sur rien... Jane sache que ce n'est pas en fuyant les conflits que tu les régleras. Il faudrait que tu te mettes cela en tête. Accepter tout et n'importe quoi finira par te créer ces problèmes que tu tentes tant à éviter. On récolte les fruits de ses récoltes et la seule raison pour laquelle tu n'as pas encore été confronté à un groupe de gestionnaires atlassiens est ton poste trop proche du patron. Pour un garde du corps, c'est un comble : tu crains même d'utiliser l'arme dans ton holster. Tu aurais trop peur de salir ces jolis gants de cuir, à moins que ce soit ton âme que souhaites garder immaculée... C'est à se demander si tu ne serais pas une créature craintive au sourire d'enfant.

Voyons Jane, grandis un peu ! Ton physique n'est pas à ton avantage mais tu ne fais pas d'effort. Si seulement tu arrêtais de teindre ta courte chevelure bouclée en vert. Sombre forêt, émeraude pâle, tu es passé par tous les tons. Ni ta petite taille, ni tes tâches de rousseur ne te donnent ce côté enfantin. Il faut se rendre à l'évidence que c'est ton sourire qui te rajeunit dangereusement. Tu peux être gêné ou déçu, il sera toujours là. Découvres une nouvelle technologie et tu seras au comble de ta joie ! Si c'est pour cela que tu as choisi de postuler chez Atlas, la blague est plus grande qu'elle n'y paraît ! Branchements, molécules et atomes, toutes des notions que tu n'as pas mais qui font briller tes grands yeux verts. Des personnes ont bien tenté de t'apprendre le résonnement caché derrière leurs travaux mais tu as juste fini avec une tête grosse comme une pastèque. Les explications te semblent venues toutes droit d'une planète étrangère et, ce sont uniquement les boutons clignotant et les réactions en chaîne qui t'intéressent.
Pas de violence. Pas de sciences. Tu t'es simplement trompé de voie. Infirmier aurait davantage correspondu à ta passion des pokémons que tu uses de tes moyens auprès d'Acute. Tu as pourtant travaillé à la pension pendant plusieurs mois. Que tu n'y es pas resté est encore un mystère.

Il faudrait ajouter que tu ne plais pas qu'aux petits monstres. Voler le cœur des jeunes filles est tout un art que tu maitrises sans t'en rendre compte. Les joues rougissantes et les jupes remontées par le vent t'effleurent à peine, et c'est innocemment que tu réponds aux tendres sourires.  Combien de fois as-tu échangé des numéros avec des inconnues dans la rue pour oublier ces petits papiers au fond de tes poches. Ce n'est pas très gentleman ! Malgré tout, c'est l'exact opposé que tu voulais. Les femmes sont des créatures à protéger, leur ouvrir la porte pour les laisser passer est tout naturel et les complimenter sur leur tenue est la première parole à échanger. Cela ressemble à une de ces chansons que tu apprécies tant. Des musiques douces qui parlent d'un amour que tu croises avant de repartir sans lui adresser un regard.

Change Jane ou tu blesseras plus de personne que ton faible cœur ne pourrait le supporter.

Oui, ouvre un peu les yeux Jane. Vois le monde dans lequel tu évolues et tu comprendras que tu n'es qu'une vaste blague.
Une comédie sans nom.

Rien qu'une comédie.


histoire
« Commençons l'entretien, jeune homme »
Tes poings se sont serrés, discrètement sous le bureau. L'homme, d'une cinquantaine d'années, redresse ses lunettes rondes sur le nez et prend du bout des doigts une feuille. Visage rondouillard et traits pincés. Ses gestes sont ridiculement précis. « Vous avez bien dix-sept ans ? » Question rhétorique. « C'est bien, nous avons toujours besoin de sang neuf. Cependant... lors des tests, vous avez eu de bien curieuses réponses. » Vraiment ? Tu as pourtant fait de ton mieux. Tes traits sont figés alors que ton cerveau essaye d'analyser la situation. Tu as simplement passer un concours d'entrée pour rejoindre les forces de l'ordre. Cela fait prêt d'un mois que tu attendais l'email annonçant les résultats. Tu l'attends toujours. A la place, tu as reçu un appel te demandant de revenir à la capitale pour un entretien. Rien de grave, sans aucun doute... L'homme se racle la gorge et tu sens son regard sombre te transpercer. « Inutile de vous affoler. Vous avez eu des notes plus que correctes aux examens écrits et aux exercices physiques. Vous êtes en excellente santé et vos compétences au combat sont notables. Ce dont je veux vous parlez, c'est de vos tests psychologiques. » Ho oui, des variantes du dilemme du tramway ! Tu ne connaissais pas cet exercice lorsque tu as coché les petites cases du questionnaire à choix simple mais quelques recherches sur Internet ont permis de t'éclairer. « Je vois que vous vous en souvenez. Je vais tout de même vous relire l'énoncé » Il se racle la gorge une nouvelle fois, et le son ressemble au grognement rauque d'une bête mourante. « Vous êtes dans une voiture pour vous rendre quelque part. Soudain, un groupe de cinq personnes traverse la route. Que choisissez-vous de faire ? Tourner le volant et vous suicidez en sauvant ces personnes ou passez et les écraser ?  Suite à cet exercice, il y avait deux autres situations. La deuxième où vous êtes avec une autre personne dans la voiture et la troisième où une famille Pokémon traverse la route. » Tu te souviens parfaitement de tes réponses. Aurais-tu mal répondu ? Pourtant, dans un test psychologique il n'y a pas de bonne ou de mauvaise réponse. « Vous comprenez où je veux en venir, n'est-ce pas jeune homme. Ce que j'aimerai savoir, c'est pourquoi avez-vous choisi de tuer les innocents dans chacun de ces trois cas. » Tes épaules s'affaissent légèrement. Est-ce vraiment tout ? Juste des explications ? Tes yeux brillent doucement à la lueur du soir qui tombe. « Tout simplement parce que j'avais un objectif. Il est dit : vous êtes dans une voiture pour vous rendre quelque part. Il n'est pas dit où mais je devais m'y rendre. La nature du rendez-vous n'a pas d'importance, puisque je suis attendu. » L'homme semble te jauger un instant. Puis, il retire ses lunettes et les essuie dans un mouchoir en tissu. « Vous seriez donc capable de tuer pour atteindre un objectif ? D'exécuter sans poser de question ? Sans morale ? » Hochement de tête. « Dans ce cas, vous avez échoué à l'examen. Nul besoin de revenir l'année prochaine, vous n'êtes pas apte à devenir policier. » La nouvelle te fait l'effet d'un boulet de canon. Comment ça ?! Tu as échoué ? Pourtant, tu ne pensais p-... « Cependant, votre casier judiciaire est vierge et vous êtes abstinent. Je pense que d'autres tests seront obligatoires. Il faudra aussi grandement améliorer vos capacités physiques. J'espère que vous n'avez pas le vertige. » « Pardon ? D-de quoi parlez-vous ? Je croyais que j'étais recalé. » L'homme sourit et tu pourrais presque y voir une pointe de malice. « Pour être policier. Ce que je vous propose, c'est une place pour quelque chose de plus grand ! Je vous propose une place dans l'unité spéciale Lisfranc. »
Tu souris de toutes tes dents. Non, bien sûr que tu n'as pas le vertige.

Tu as toujours souhaité répandre la justice. Un rêve d'enfant comme certains veulent côtoyer les étoiles. Encore un métier idéalisé par les médias et les séries mais cela ne te dérange pas. Tu t'es accroché et n'a pas abandonné. Tout semblait si simple : terminer le lycée, passer les examens, entrer à l'école de police, ressortir de l'école de police. Le tour était jouer ! La vérité...  les événements ont pris une tournure inattendue. Un recrutement à un projet secret, cela ressemble davantage à un film qu'à la réalité. N'en parle à personne, réfléchit bien avant d'accepter car ta vie en sera changer à jamais. Tu peux presque imaginer des agents éliminer ton quartier si tu avais laissé échapper un mot ! Heureusement, tu sais tenir ta langue d'autant plus que...
« Votre commande, monsieur ? »    
… nous sommes dans la vraie vie. Un doigt se pose sur tes lèvres alors que tu réfléchis à la question. « Vous avez très grande carte, ce n'est pas facile de choisir !  Je pense... que je vais prendre un Long Black. » Choix simple mais au nom qui claque. Tout comme une certaine unité que tu as intégré, il y a quelques mois. Lisfranc. Une petite consonance kalosienne ? Tu as toujours admiré cette région : ces paysages, cette classe, cette mode. Un jour, tu iras là-bas.
Une tasse est posée devant toi et tu la portes à tes lèvres. La boisson est brûlante, délicieuse au fond de ta palais. Oui, tu iras à Kalos et tu boiras un Long Black dans chaque café d'Illumis. Tu fermes les yeux, profitant de l'instant présent.
Puis, ton regard se tourne lentement vers la fenêtre. Onze heures du matin passées et le soleil refuse toujours de se montrer. La faute à cet immonde building juste en face du petit établissement. Un géant de fer et de verre remplie de bureaux. Tu prends une deuxième gorgée. Oui, ce n'est un secret pour personne... Les bureaux des Services de la Sécurité sont moches à en crever. Heureusement, lorsque l'on est à l'intérieur, on a tendance à l'oublier. Troisième gorgée. Onze heures et quart. Ta pause est terminée. Prestement, tu déposes la monnaie sur la table et quitte le café, emmitouflé dans ton manteau.
Nous sommes en janvier. Le givre a emprisonné quelques voitures sur le bas côté et tu traverses la route, sillonnant entre le trafic et les plaques de verglas. Un klaxon résonne mais tu ne ralentis pas.    
La porte se referme derrière toi et tu te permets de retirer ton écharpe pour ne pas asphyxier dans la chaleur du bâtiment. Ce n'est pas une attitude très professionnelle mais mise à part une femme aux cheveux grisonnant, semblant t'attendre dans le hall, il n'y a personne. Elle ne fait pas de geste pour s'avancer. C'est à toi de t'approcher. « Tu as pris ton temps. » « J'avais vingt minutes de pause, il est dix-neuf. Je suis à l'heure. », réponds-tu vivement. « Vous ne surveillez tout de même pas si je suis en retard ? » La femme se contente de te fixer et se détourne, t'intiment de la suivre. Tu te mords la lèvre inférieure. C'est la première fois que tu voies Miss Esprit hors de son bureau. La date de la fin du monde vient-elle d'être annoncé ?
Vos pas résonnent sur les dalles. Rythme lourd qui noue peu à peu ton estomac. Non que la directrice du projet Lisfranc ne t'effraie, mais c'est ce qu'elle va t'annoncer qui accélère ton cœur.
Par habitude, tu te diriges vers le couloir du fond où un ascenseur vous emmènera au sous-sol -16 où se déroule les tests. Les portes en ferraille s'ouvrent et vous vous engouffrez à l'intérieur. Tu t'apprêtes à appuyer sur le bouton mais ta supérieure claque sa langue. « Nous montons » Tu hoches la tête au ton sec. D'un côté, cela te réjouie. Tu n'auras plus de test de la matinée. Ton esprit n'a pas encore assez récupéré des quatre heures de sport intenses de la matinée. D'un autre côté, monter signifie : aller dans le bureau de Miss Esprit. Et cela ne présage rien de bon !
Les nombres holographiques défilent par ordre croissant. Toujours plus haut. Toujours plus haut. Enfin, une joyeuse note de musique retentit. 110E étage. Des murs vitrés par centaines. Tu t'approches de l'un d'eux et regardes en bas. La ville semble si petite à trois cent trente mètres de hauteur. Certaines personnes ne pourraient pas regarder par la vitre sans être pris de vertige. Personnellement, la hauteur te calme et tu ne peux t'empêcher de t'interroger : est-ce que tu serais capable de sauter d'ici ? Sûrement, mais dans quel état arriveras-tu ? Trente mètres ne t'ont poser aucun problème, il y a quelques jours mais si on rajoutait un zéro à ce nombre...
La voix de Miss Esprit te sort de ta contemplation.
Finalement, votre destination finale n'était pas le bureau tant craint, mais une salle de réunion. Une réunion pour quatre personnes. Miss Esprit, toi et deux inconnus... Pour une fois en retrait, elle prend des notes d'un geste précis et rapide, jetant des petits coups d’œil par dessus ses papiers comme si elle observait des animaux étranges se rencontrer pour la première fois. Entourés par les murs sombres, vous vous dévisagez. Tu n'oses pas approcher et c'est une main qui te pousse doucement dans le dos qui te décide à faire le premier pas. « Bonjour, je m'appelle... Je veux dire, je suis l'agent Lisfranc 9.8. Enchanté. » L'une des deux personnes hoche la tête et tend une main que tu t'empresses de serrer. Elle est caleuse et chaude. « Enchanté 9.8. Nous sommes les agents Lisfranc 17 et 2.5 »

Les deux mains de 2.5 s'écrasent sur tes tempes. Vibration. Tu laisses échapper un grognement sourd avant de t'écraser sur le sol. Tes yeux se ferment alors que tu tentes de contrôler le tremblement qui résonne jusque dans ta mâchoire. « Tu as encore du travail à faire ! » Tu grondes mais cela ne fait qu'accentuer la douleur dans ton crâne. Tes mains cherchent un objet à lancer vers l'armoire à glace qui rit à pleine gorge. Malheureusement, mis à part le tatami qui recouvre la pièce, tu ne trouves rien à ta portée. Pourtant, un choc et un 'Oïe' douloureux se fait entendre. « Arrête de martyriser le bambino. Il est jeune, laisse lui le temps de mûrir avant de lui faire mordre la poussière. » Tu ne peux t'empêcher de rire. Tu ne pensais pas que 17 était si bienveillante à ton égard ! La douleur s'atténue peu à peu et tu arrives à rouvrir les paupières. Malgré ta vue légèrement trouble, tu arrives à distinguer la scène. La jeune femme fait peut-être deux têtes de moins que son interlocuteur mais 2.5 est aussi penaud qu'un rocabot pris en train de manger des chaussures. « Oh, tu ne devrais pas rire ainsi, bambino. », fait-elle en pointant son index en ta direction. « Les mouvements de 2.5 étaient suffisamment prévisibles pour être éviter. Même par toi. » Tes joues s'embrasent de gêne. Ta collègue à toujours le chic pour appuyer où ça fait mal. Tu n'as pas le temps de répondre qu'une poigne t'agrippe par les épaules et te remet sur pied. « Tu penses être capable de continuer ? Tu peux te reposer. Personne ne t'en voudra. » Tu souris à l'homme de haute stature et il te rend ton sourire. « Il n'y a pas de problème, je pourrais faire ça toute la journée. », lui assures-tu. L'armoire à glace n'a pas l'air confiante à l'idée de te laisser combattre. Il a raison ! Tes muscles sont tellement tremblants qu'il semblerait qu'un coup de vent pourrait t'emporter. Il va protester. Tu en es sûr, mais à la place c'est 17 qui l'écarte d'un mouvement du poignet. « Laisse moi faire mio grande. Je vais te montrer comment est-ce qu'on ménage les bambini. »  
Vous vous éloignez l'un de l'autre sous le regard inquiet de 2.5, et après une brève pause, vous vous élancez l'un contre l'autre. Tu t'attends à un impact violent. Comme ceux du troisième agent Lisfranc. 17 est différente. Plus fine, plus souple. Elle t'évite d'un pas sur le côté et emporté par ton élan, tu manques de perdre l'équilibre. Tu fais volte-face. Jambes pliées. Poings fermés. De la sueur coule dans ton cou et ton souffle est déjà court. Finalement, se reposer n'était pas une si mauvaise idée... 17 te fixe de ses yeux bleu glacé. Translucides. Malgré la fatigue, tu ne peux t'empêcher de te poser une question : pourquoi n'a t-elle pas mis fin à l'échange ? Elle aurait pu te frapper à l'estomac ; t'attraper par les cheveux et atteindre ta nuque ; te jeter au sol. Tant de choses possibles mais au lieu de cela, elle a décidé de continuer. Comme pour te répondre, sa voix s'élève. « Pimentons les choses, veux-tu ? Si tu m'immobilises, tu pourras me poser trois questions. » Son ton est joueur et, dans ses conditions, tu es prêt à l'être tout autant. Puis, comme un ressort, son corps se replie sur lui-même. Elle va bondir... Tu maintiens ta position de défense.
Tu n'en reviens pas. Tu as réussi. Tu as réussi à vaincre 17 ! Ton rythme cardiaque emballé frappe contre tes tympans, ta respiration est sifflante, tes mains sont trempées de sueur, et si tu n'étais pas assis sur le dos de la jeune femme plaquée ventre sur le sol, serrant ses poignets contre sa colonne vertébrale, tu aurais sombré dans l'inconscience depuis longtemps. Ton esprit tente de trouver ses mots mais ta langue est pâteuse au fond de ta bouche. Finalement, tu arrives à penser à une question. « P... Pourquoi Lis... Lisfranc ? C'est stupide comme nom. Comment est-ce qu'un Lys p-peut être Franc ? » Tes deux collègues éclatent de rire. 17 tourne son visage sur le côté. « Lisfranc est le nom de l'ensemble des deux articulations médiotarsiennes. » Tu dois faire une drôle de tête car 2.5 désigne son pied depuis le bord du tatami. Tu es un peu décontenancé. «J-je ne vois pas le rapport entre une articulation du pied et nous... » Les yeux bleus roulent d'ennui. « Tu vois la combinaison ? » Bien sûr que tu vois. Vous êtes tous les trois en train d'en porter une en ce moment même ! « Au tout début, elle ne pouvait atténuer le choc que de sauts de cinq mètres. Les premiers cobayes ont souvent souffert d'entorse à cet endroit.» Tu hausses les sourcils d'un air blasé. C'est l'explication la plus stupide que tu ais pu entendre à ce jour. « Miss Esprit doit avoir... une forme d'humour très particulière », supposes-tu. « Depuis combien de temps êtes vous agent ? » « 2.5 l'est depuis sept ans, moi, depuis cinq ans. » Tu hoches la tête. Maintenant, la dernière question. Ta langue humidifie tes lèvres trop sèches. Tellement de choses que tu pourrais dire mais finalement, tu arrives à mettre le doigt sur la question parfaite. « 2.5 et toi... vous êtes ensembl- ? » Tu n'as pas le temps de terminer. Deux poids s'abattent sur tes épaules et l'arrière d'un crâne percute ton visage. Tu te sens tomber sur le côté et aperçois 2.5 se précipiter te rattraper. « Ménager ! C'est ce que tu appelles ménager ?! » C... Comment ? Ses pieds, comprend ton cerveau embrumé. Elle a maintenu ta tête avec ses pieds et s'est cambrée en arrière pour te frapper. Merde... Depuis le début, elle pouvait se dégager, réalises-tu avant de t'évanouir.

« Un Long black, monsieur ? » Tu acquiesces. Une tasse est posée à côté de toi. « Vous allez bien, monsieur ? Je vous vois venir tous les jours mais c'est la première fois que vous êtes avec... » La serveuse fait un signe autour de son visage. Tu souris. « L'œil au beurre noir, ce n'est rien. Juste une altercation avec une Vaututrice. »

La différence majeure entre un entraînement et une véritable mission, si tu te posais la question, est que sur le terrain, ta vie est en jeu. Si tu osais en douter auparavant, cette nuit, tu en as la certitude.  
L'adrénaline qui coule dans tes veines, l'envie d'en découdre et la peur d'être découvert... Une tempête de sentiments qui pourrait te faire imploser.
Un choc ébranle le conduit d'aération. Tes yeux se ferment un bref instant et tu profites de quelques secondes de répit pour te recomposer. Suite à toutes ces mises en situation, tu pensais être prêt ! Visiblement, les lieux étroits te demandent encore de l'entraînement. Tu espères juste que le choc de ton casque trop large n'a attiré personne... Avec quelques difficultés, tu arrives à appuyer sur le bracelet autour de ton poignet. Un hologramme d'une carte du bâtiment se déploie dans l'obscurité du conduit d'aération. Tu fixes la lumière bleutée et d'un doigt la fait pivoter pour avoir une vue précise de l'étage. Donc... si tu continues tout droit sur une vingtaine de mètre, tu pourras trouver une sortie qui te mèneras directement dans le bureau 906. En un clic, la carte disparaît et tu continues ta lente progression dans le noir.  
Entre deux toiles de poussière et une raie de clarté, tu commences à grogner. Avoir une couverture et pénétrer par l'entrée du bâtiment était apparemment trop simple ! Il a fallu qu'on te donne des consignes. Ne pas faire de vague, t'as t-on dit. Lisfranc est peut-être une Unité spéciale qui répond aux directives de plusieurs gouvernements, mais visiblement, jamais les dirigeants n'ont su ce que leurs agents endurent. Deux heures que tu rampes ! Ton dos commence à te faire mal mais tu remercies les scientifiques qui ont eu l'idée de mettre un filtre intégré au casque intégral. Cela t'empêchera d'étouffer dans la poussière. Après plusieurs minutes qui te semblent interminables, tu t'arrêtes.
La plaque d'aération s'ouvre et tu sautes avec souplesse de ton abri, sans bruit. Tes muscles roulent sous la combinaison légère et tu t'approches de l'ordinateur qui trône dans la pièce avec un léger déhanchement, résultant des protections pédestres. La session est toujours ouverte. La cible serait donc si confiante pour laisser tous ses documents à disposition du premier venu ? Ton regard accroche l'halo des nombres digitaux dans le coin de l'écran avant qu'un bruit dans le couloir ne te fasse te redresser.
01:01
Charles McQueen ouvrit la porte de son bureau d'une main, tout en soufflant sur le contenu de son mug. La fumée pâle lui chatouilla les poils du nez et il tenta de boire le contenu. Malheureusement, le liquide était encore trop chaud, il se brûla la langue. Charles jura, puis se rassit sur le fauteuil en cuir qu'il avait acheté avec sa dernière prime. Son ordinateur ronronna comme pour le saluer et Charles sourit. « Allez ! Au boulot. », dit-il d'une voix enjouée, les doigts tendus au dessus de son clavier. « Je n'aurais pas dit mieux, Mr. McQueen. », fit une voix derrière lui. L'employé se figea. Il y avait quelqu'un dans son dos.
Quelqu'un d'inconnu.
Une main gantée se posa contre son cou. « Pas un geste Mr. McQueen. Pas un cri. Ou je vous brise la nuque. » La voix était hachée, robotique, déformée. « Qu'... Qu'est-ce que vous me voulez ? », couina le pauvre employé. Les doigts fins s'enfoncèrent un peu dans sa chair grasse.  « Pitié ! Ne me tuez pas ! » « Je ne souhaite que des informations. Détendez-vous. », murmura la voix. « J'aimerai juste en savoir plus sur vous. Il me semble que vos affaires vont bien. Une voiture de luxe, une petite villa à Alola, un compte bancaire à Kalos... Cela fait beaucoup pour un employé de bureau, non ? » Les mains de Charles se mirent à tressaillir. Comment ce salaud savait-il ça ?! Il avait couvert ses traces et utilisés des faux noms ! « Inutile de vous énervez, Mr McQueen. J'ai mes sources. Et ces sources... me disent aussi que vous volez des plans d'armes et que vous les revendez, est-ce vrai ? » « N-non ! Je n'ai jamais... » L'inconnu soupira. « Vous n'êtes pas malin, Mr McQueen. Vous n'êtes pas en état de nier. Qui sont vos clients ? » L'homme hoqueta sous la brusque force de la main sur sa gorge. « Je... ne sais pas. Connais pas ! Les plus offrants. » La prise se relâcha sans pour autant disparaître. Charles jeta un coup d’œil en arrière. « Vous voulez de l'argent ? Je vais vous en donner. Bien plus que ceux qui vous payent ! Piti- » « Inutile de supplier. Je ne fais pas ça pour des zéros. Vous n'aurez ni avocat ni droit. Alors adieu, monsieur. »
Enfin, le caisson finit par rentrer dans la voiture et tu essuies ton front trempé de sueur. Puis, tu claques la portière sans grande gentillesse. A tes côtés, l'homme est aussi épuisé. « Voilà... C'était un sacré morceau. », halète t-il. « Franchement, Charles, tu devrais arrêter d'accepter de réparer les vieux moniteurs des bureaux. Ton dos et le mien t'en seront reconnaissants ! » Tu souris, t'installant à la place du conducteur. « Que veux-tu, je suis trop gentil. Je ne pourrais rien refuser quand il est question d'informatique. » L'homme rit et s'éloigne. Dans le rétroviseur, tu regardes l'agent de sécurité rentrer dans le bâtiment et mets le contact. Sur la plage arrière, le caisson prend toute la place de la banquette.
La voiture grogne, démarre.
Avec lenteur, tu sors du parking, plein phare.
Tes traits porcins ont l'air encore plus bouffis dans la nuit. Le temps s'écoule au rythme du moteur.  La ville s'efface. Désormais seul, tu désactives le déguisement. Le visage de Charles McQueen disparaît, laissant apparaître une combinaison. Recouvrant l'intégralité de ton corps, elle moule tes muscles comme une deuxième peau. Une ombre de fibres renforcées. D'ici une demi-heure, tu t'arrêteras sur le bord d'une pente. Tu mettras le corps du véritable propriétaire de la voiture à l'avant et desserra le frein à main. Avec un peu de chance, la voiture s'embrasera lors de sa chute. En cas contraire, tu l'y aideras.
Contre ta cuisse, tu peux sentir la clé USB avec l'intégralité des plans volés. 17 et 2.5 seront fiers de toi. Au creux de ton oreille, tu informes Miss Esprit que ta première mission s'est déroulée comme un charme. Sous la lune, la vitre teintée de ta visière luit.
 
« Oui Mama, tout va bien.... Les cours sont très intéressants et, ne t'inquiète pas, je mange à ma faim ! … Inviter mes amis à la maison ? Je t'ai déjà dit que c'était impossible. Ils n'ont pas la possibilité de venir... Non ! Ce n'est pas ça ! Mama, s'il te plaît, je n'ai pas envie de me disputer avec toi. Mmm... Oui. D'accord. Moi aussi, je t'aime » Tu as appuyé sur la touche rouge de ton portable avant de te laisser tomber sur le lit, les bras en croix. Le téléphone t'échappe et tombe sur la moquette de la chambre. Tu ne cherches même pas à le ramasser. Sentant un regard te brûler la nuque, tu te tournes sur le côté. « Je sais que tu veux dire quelque chose. » 2.5 arbore un air gêné d'avoir été ainsi découvert. Un bon grand géant qui semble ne pas savoir où se mettre. Ironiquement, il s'agit de sa chambre mais il s'y fait tout petit. Il passe sa main dans ses cheveux roux et détourne les yeux. « Elle s'inquiète pour toi, tu sais. » Tu hausses les épaules et laisse ta tête hors du lit, pendre sur le bord. Tes cheveux attirés par la gravité, montrent ton front. Bien sûr que ta mère se fait un sang d'encre, tu ne rentres que pour les vacances. Tu n'as pas de problème familiale et tu ne veux pas avoir de pseudo-conseil de tes collègues. « Mes proches ne savent pas que je travaille sur le terrain, et encore moins que je me balade en combi' noire moulante pour la sécurité mondiale... sans oublier les talons compensés »  Il t'a fallu plusieurs semaines pour réussir à marcher avec ces atténuateurs de chocs hauts de vingt centimètres, mais tu ne regrettes rien. Tu sens une main frotter ton cuir chevelu et tu roules des yeux. « Ils pensent que tu es à l'école de police, n'est-ce pas ? » Tu hoches la tête, te laissant aller à la caresse. « Mama pense que je suis seul, que je n'ai pas d'amis. Elle pense que je vous ai inventé pour la rassurer. » Le visage bronzé de 2.5 s'étire en un sourire. « Tu as parlé de nous à ta famille ! » Son ton un peu trop joyeux pour être tout à fait normal te réjouie, et tu te retournes pour te retrouver sur le ventre. « Bien entendu... Bon, j'ai dû inventer des noms puisque je ne connais vos véritables identités. Je vous ai un peu rajeuni aussi. » L'homme pose sa tête sur ses bras croisés. « Qu'as-tu raconté, je suis curieux. » Bien entendu, qu'il l'est. Il ressemble à un enfant, ses yeux noirs brillant de mille feux en sont une preuve évidente. Vos visages ne sont qu'à quelques centimètres l'un de l'autre. « Tu t'appelles Haorii et tu es en dernière année. Tu es originaire d'Alola et ta maîtrise au combat n'a d'égalité que ton amour pour les jeux vidéos. On s'est rencontré une semaine après le début des cours car tu as été désigné pour être mon parrain. Ça te convient comme description ? » « C'est tout ? » « Non, j'ai rajouter d'autres choses minimes : tes blagues idiotes, ton côté nounours géant et ton art pour torturer tes cheveux » Cela semble convenir à 2.5 qui rugit de rire. « Avoues que ces mèches blondes sont classes. » Tu hausses une nouvelle fois les épaules. Tu n'es pas fan des teintures mais le blond fait quand même plus naturel que le bleu électrique du mois dernier. « Je préfère le côté rasé de ton crâne. On dirait un tatouage tribal. » Deux doigts te donnent une pichenette dans le front et tu pousses un petit cri. « Tu devrais essayer. Juste pour t'amuser ! J'ai tellement d'idées de couleur qui t'iraient à merveille ! », dit-il excité. « Ça ira, Mr. Coiffeur, je tiens à mes racin- »
La porte venant de s'ouvrir te coupe dans ta phrase. Tous deux, vous êtes tournés vers la jeune femme aux yeux bleu glacé. Celle-ci semble étonnée de te voir. Cependant, elle ne dit rien, et tu es aussi surprise qu'elle. Pourquoi est-elle là à une heure aussi tardive ? Tu regardes ta montre. Minuit passé. « Tu ne frappes pas aux portes des autres, 17 ? », demandes-tu. « Je l'ai fait mais vous n'avez visiblement pas entendu... » Elle referme la porte. « Et ne prends pas cet air, bambino. Un homme devrait être un gentleman et une femme ne devrait pas avoir besoin de se justifier. Quelques règles de savoir vivre seraient peut-être nécessaire » Tu gonfles les joues et grognes dans les draps.  « Arrête de m'appeler comme ça! J'ai vingt et un ans... », rouspètes-tu, à moitié étouffé dans le tissu de la couverture. A ta mère, tu avais décrit 17, ou plutôt Sénérine comme tu l'as nommée, comme étant une élève travailleuse et directe dans ses propos. Chieuse aurait été un bon adjectif.
2.5 te tapote la tête et cela a le don pour t'énerver encore plus. « Voyons 9.8, c'est mignon comme surnom. Tu as déjà tout de 17 ! » La jeune femme et toi-même fixent étrangement l'homme à la peau sombre. Celui-ci rit doucement en se tournant vers sa collègue. « C'est la vérité, il copie tes tics. »
17 et toi prenez un air dubitatif avant de rouler des yeux en un même mouvement. Le rire de 2.5 monte d'un cran.      

Une silhouette passe à côté de toi. Tu la regardes du coin de l’œil et dans la chaleur de l'été, même les ombres sont éclaircies. Elle est grande. Ses talons aiguilles et sa jupe crayon allonge sa taille et ses cheveux blonds sont tressés en une natte serrée par un ruban rouge. Tu te lèves et jette le gobelet en plastique dans la poubelle la plus proche. D'un air nonchalant, tu te rapproches d'elle, quatre dossiers sous le bras. Elle te regarde un bref instant, et alors, tu te rapproches, elle te donne un classeur rempli de feuilles volantes. Deux des paquets que tu tenais déjà manquent de t'échapper et tu bredouilles une excuse. Elle te réprimande avec gentillesse avant de s'éloigner pour rappeler aux restes des gestionnaires qu'une réunion a lieu temps tôt dans la salle Dracaufeu. Toi, tu reprends ta prise autour des classeurs et redresses tes lunettes d'un geste du poignet. Puis, tu te rends vers les bureaux du bâtiment B. L'ascenseur est bondé mais tu arrives à t'y glisser. Serré entre deux personnes dont tu n'arrives même pas voir le visage, tu te laisses emmener jusqu'en haut des tours... Les portes s'ouvrent et tu te glisses à l'extérieur pour chercher un coin tranquille.
Le loquet des toilettes se referment. Enfin seul. Tu jettes un regard circulaire autour de toi et ouvres le dossier que la femme à la natte t'a donné. Belle physiquement tu dois l'accorder, mais 17 n'a pas de talent inné pour la transformation illusoire. Tu pouvais voir dans son regard les reflets pâles de sa véritable apparence. Une multitude de discours et de retranscriptions s'étalent entre tes doigts. Tu parcours sans les voir les feuilles en cherchant une en particulier... 59. Tu la détaches des autres. En gros tu peux lire : Retransmission des sondages de juillet (page 4/6). Le reste est une description détaillée des dits-sondages accompagnées de diagrammes. Quiconque tomberait sur cette feuille n'y verrait qu'un banal texte, pas à un message codé entre deux agents secrets. Car oui, tu peux te considérer comme un agent secret ! Tu fais des missions, tu braves la mort et tu as des gadgets de haute-technologie. Après plusieurs minutes, les paroles laissées par 17 te sont limpides. Elle a décidé de passer à la vitesse supérieure... Cependant, vous êtes en mission sous couverture. Agir ainsi est un risque, mais tu ne peux pas lui en vouloir. Cela fait trois mois que vous jouez les employés pour démasquer une taupe dans le Centre scientifique de Alola et tu peux dire que distribuer des cafés et trier des fiches numériques commence à te sortir par les oreilles. Démasquer est un grand mot. Votre but est de vous rapprocher séparément des deux suspects et de regrouper le plus possible d'informations à leurs sujets. Il n'est pas question d'arrêter le coupable. Après l'avoir découvert, un suivi va être mis en œuvre pour remonter jusqu'à celui qui le finance mais votre part du travail serait déjà terminée depuis longtemps. C'est une mission sur long terme et toi et 17 ont été choisis, laissant 2.5 continuer en solo.
Soudain, un martèlement contre la porte te fait relever la tête. « Hého ! Y'en a qui attendent ! » Tu ranges la feuille parmi ses semblables avant de te lever de la cuvette. « O-oui. Pardon. », fis-tu en reprenant le ton de ton personnage.  Les classeurs sont ramassés et tu sors, le visage bas. On te bouscule pour prendre ta place.  
Tes neurones fonctionnent à toute vitesse. Ton amie a sûrement une idée. Tu ne sais pas laquelle mais tu lui fais confiance. Tu te demandes si elle attends une réponse mais tu souviens de les derniers mots du message codé : Rejoins M, attends signal. 17 savait que tu lui ferais confiance.
M, c'est Matsuda, ta cible. Un jeune homme d'une trentaine d'années. Un petit génie controversé par certaines idées qu'il a décrites dans sa thèse. Cela l'aurait fait expulser de sa faculté et refuser à de nombreux entretiens d'embauche, l'obligeant à devenir le secrétaire de personnes moins intelligentes que lui. S'il s'agit de la taupe, cela ne t'étonnerait pas une seconde. La frustration peut mener des gens bien trop loin... Tu déposes les dossiers sur ton bureau et ceux de Matsuda. Ce dernier t'agresse  d'un regard sombre et tu lui réponds par un sourire ennuyé. Visiblement, t'être débrouillé pour travailler ensemble n'est pas suffisant... 17 ne t'a jamais parlé en détail de son côté de la mission mais si elle veut accélérer les choses, cela ne doit pas se dérouler comme prévu pour elle non plus, et vous ne comptez pas abandonner. Tu t'assois en face de M. Celui-ci t'ignore, te jugeant sans aucun doute inférieur à lui. S'il savait qui tu es...
Le temps passe doucement. Les feuilles passent d'un côté puis de l'autre, marquées par la musique des touches de clavier. Il est 18h05, et aucune nouvelle de ta collègue. La curiosité te titille les narines, à quoi ressemblera le signal ? Puis, la réponse brise le cocon du bureau, vous faisant sursauter, toi et ta cible. Cependant, passé l'instant de surprise, l'homme ne bouge pas. « Matsuda, tu n'entends pas l'alarme incendie ? » Il ne relève pas la tête. « Cela doit être une erreur. » Abasourdi, tu te mets debout repoussant ton siège. « Tu ne peux pas savoir, viens, laisse ces textes stupides et sortons. » « Sors si cela te chante. Je n'ai pas encore fini ma journée. » Tu soupires. Tu n'as qu'une envie, le frapper au milieu du visage ! Il va tout faire capoter ce con. L'alarme stridente se fait entendre dans tout le couloir et des personnes se dirigent vers les escaliers. Tu devrais être parmi eux, mais tu ne peux pas laisser ta cible derrière. Tu as compris le plan de 17 : gagner la confiance des suspects par la force. Il ne fait aucun doute qu'elle ait réussi à allumer un feu quelque part. Des employés mourront dans les heures qui vont suivre, mais cela ne te fait pas le moindre frisson. Ton but sera de sauver M et personne d'autre. Malheureusement, 17 n'a pas pris en compte un élément : l'acharnement de Matsuda. Tu te rassois. « Je ne partirai pas sans toi. »
L'alarme incendie ne se tait pas. Elle résonne dans vos oreilles et cela commence à te donner la migraine. L'irritation de Matsuda est palpable et son inquiétude monte peu à peu. Il jette des petits coups d’œil vers les couloirs maintenant vides et tape nerveusement ses ongles contre sa souris d'ordinateur. Enfin, il ouvre la bouche et sa voix est rendue muette par les sons aigus. Tu lis sur ses lèvres la peur. Tu hoches la tête et lui offres un sourire confiant. D'un pas décidé, vous vous dirigez vers la sortie. Intérieurement, tu réfléchis. Vous êtes au soixantième étage. A l'heure du déclenchement de la cohue vers l'extérieur, 17 devait être au quatre-vingtième. La connaissant, le feu doit être au moins au quarantième à l'opposé de vos positions. Elle a peut-être des idées extrêmes mais a la notion de sécurité. Elle a dû déclencher l'incident plus proche de ton étage pour te permettre de sortir lorsque le feu ne serait qu'inoffensif, mais maintenant, quelle est son ampleur ? Par la fenêtre, de larges volutes noires sont portées par le vent. Ça pue ! Bien entendu, tu n'as pas peur pour ta vie. Ta combinaison pourra te protéger sans risque mais pas M. A tes côtés, l'homme commence à paniquer et dans le vacarme, ses cris se perdent. L'idiot, penses-tu. Avant qu'il ne se mette à courir en tout sens, tu arrives à attraper sa main. Il semble se calmer et tu sens son pouls erratique entre tes doigts. Ses yeux noirs rencontrent les tiens par dessus tes lunettes. Pour la première fois en trois mois, il te voit. Ensemble, toi à la tête de votre duo, vous vous dirigez vers le panneau 'sortie'. Lorsque les escaliers seront atteints, vous serez en sécurité. Si la situation se complique, tu rendras inconscient Matsuda et déploieras toutes tes capacités pour vous sortir de là.
Ta main libre se pose sur la porte coupe-feu.
Tu n'as pas le temps de commencer à pousser.
Tu n'as pas le temps, qu'elle s'ouvre en sens inverse.
La battant droit rebondit contre le mur. Le battant gauche te frappe à la tempe. Le déguisement qui recouvre ta véritable apparence se fissure, disparaît un millième de seconde avant de réapparaître. Tes genoux rencontrent le sol. Quelque chose te broie le poignet, tu te tournes vers Matsuda. Un battement de cœur et sa tête valse en arrière, libérant une gerbe de sang. L'espace d'un instant, la détonation a couvert l'alarme... Ton regard suit la trajectoire décrite par la décharge et tu découvres une personne te fixant. Tu ne peux pas voir son visage à cause du casque noir qui ne laisse paraître aucun millimètre de peau, mais tu sens qu'elle te juge. La combinaison intégrale la coupe du monde du réel et tu devines une musculature fine. « ..D-..17 ? Pourquoi ? » En un geste souple, elle relève le bras et pointe le canon de l'arme vers ton front.
Tu agis, aussitôt par réflexe. Ton pied fauche la jambe de ton agresseur, le coup part, dix centimètres au dessus de toi. D'un mouvement, tu te redresses et te mets en position de défense. L'autre s'est déjà relevé et s'apprête à tirer une troisième fois. Tu reconnais l'arme. COBALT W1, batterie rechargeable, laser calibre 9mm. 6 coups. Tu bondis en avant. La balle d'énergie concentrée frôle ton épaule et ton poing vole droit vers la nuque de l'autre agent. Une paume ouverte enveloppe ta main, l'immobilisant. Un genou te frappe à l'estomac et te coupe le souffle. Tu rejettes la tête sur le côté pour éviter la quatrième décharge. Ton autre main frappe à la poitrine l'adversaire, puis la partie inférieure du casque. Il heurte le mur. Tu te libères sans attendre et prends appui sur le sol. Ton corps entier est projeté en l'air latéralement et tes pieds cognent son casque, l’entraînant dans la chute. Le cinquième coup résonne. Le laser traverse ton épaule de part en part. La douleur est fulgurante et ta prise sur son corps se relâche légèrement. L'ennemi te frappe au visage et se remet sur pied. Tu portes la main à ta blessure pour la couvrir, reculant de plusieurs mètres. Du sang coule le long de ton bras, ton déguisement se fige une deuxième fois puis disparaît définitivement. « Qu'est-ce qui te prend !? », hurles-tu. Elle ne te répond rien. Merde..., penses-tu. Comment vas-tu te battre avec un bras blessé ? Intérieurement, tu es heureux que ton habit rend impossible la compréhension de tes émotions faciales. Un objet vole en ta direction et tu l'évites aisément. Le pistolet claque sur le sol. Tu ouvres de grands yeux et tu passes de l'arme au sol, à la figure en face de toi. Pourquoi l'avoir jeté ? Il lui restait encore une munition... Elle te regarde sans voix tandis que tu analyses la situation puis, se décide à bouger. Ses jambes se plient. Un effet de pression apparaît à ses pieds et un frisson descends le long de ton dos. Elle n'osera pas. Elle ne peut pas ! Elle sait que cette puissance n'est pas à utiliser à l'intérieur d'un bâtiment ! Tu roules sur le côté mais, déjà, elle s'élance. En une seconde, elle traverse la distance qui vous sépare et son poing fracasse la dalle où tu te trouvais. Malheureusement, tu n'as pas été assez rapide. La courte onde créée par le choc te percute de plein fouet. Tu cries. Ton dos s'écrase contre un mur. Déjà, l'agent revient à la charge. Quelques mots sortent de ta bouche ensanglantée. Tu presses ton bracelet. Le bouclier d'énergie se déploie juste avant que le coup ne rencontre ta cage thoracique. Tu ne sais pas s'il va tenir longtemps... Tu espères qu'il résistera suffisamment pour que tu ais le temps de contacter Miss Esprit pour lui annoncer l'échec de la mission. Tes doigts serrent les pokéballs logées dans le bracelet de ton poignet droit. Lorsque le bouclier se brisera, il ne te restera que ton équipe pour te protéger...
Soudain, un bruit se fait entendre et l'agent valse de l'autre côté du couloir. Tu t'étrangles avec ton propre sang alors que tu reconnais ton sauveur. « Ne me claque pas entre les doigts alors que je viens de te trouver, bambino. » 17 ! Biensûr que c'est 17 ! La jeune femme se met devant toi pour te protéger et toise ton adversaire. Tu n'avais pas fait attention mais il ne ressemble pas à ton amie. Légèrement plus grand, pas de courbes féminines mais une apparence androgyne. Même sa tenue est différente. Pas de bracelet, ni de jambière rigide, casque plus large et sûrement plus lourd. Il s'agit d'une version rudimentaire de votre costume.  Des larmes se forment dans tes yeux. Comment as-tu pu douter ? Tu ne t'étais pas posé la question parce que vous êtes sensé être trois et non « Quatre... Il existe un quatrième agent. », murmures-tu pour toi-même. Tu désactives le bouclier et te places aux côtés de 17. L'inconnu s'est redressé et après avoir réfléchi, fait demi-tour. Il prend son élan et jaillit par la fenêtre pour s'enfuir dans un nuage de verre. Tu ne te sens plus et te précipites, enragé, hurlant. « Reviens, connard ! Salaud ! Fils de pu- » « Hum ! », te coupe t-on. « QUOI ?! Ce type m'a défoncé l'épaule et les côtes ! Tu savais ?! Tu savais qu'il y en avait un autre ! » La jeune femme secoue la tête mais te demande de te calmer. L'alarme incendie rugit toujours et tu as presque oublié que le building est en feu. Tu te forces à respirer profondément. Du coin de l’œil tu peux voir que 17 te couve comme si tu allais te jeter par la fenêtre pour poursuivre l'inconnu. Bien entendu que tu ne vas pas le faire. Ton corps te fait trop mal et tu n'as qu'une envie : rentrer avec elle et retrouver 2.5. Puis, surtout, ce que tu voudrais vraiment, ce sont des réponses.


Sherll
Vous me connaissez, c'est moi, je suis déjà de retour pour vous jouez de mauvais tours. Tu la voulais cette serpillère d'Atlas Take XD


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mental
DONNEES CONFIDENTIELLES_


histoire
Le plafond te surplombe de toute sa blancheur. C'est la première fois que tu le remarques si clair. C'en est presque apaisant... Ton souffle est calme malgré les derniers jours que tu as passé. Tu aurais dû être davantage en colère mais tu n'y arrives plus. Tu es trop épuisé pour l'être. Le combat contre le quatrième agent passe en boucle dans ta tête. Encore. Et encore. Et encore. Tu sens la douleur brûler ton épaule, tu vois la forme sombre foncer droit sur toi, l'alarme hurle toujours à tes tympans. C'est comme si tu restais coincé dans le passé sans pouvoir avancer. Tu te souviens vaguement être rentrer avec 17, puis d'avoir été soigné. Tu crois que 2.5 t'a serré contre lui dans une étreinte chaude avant que tu ne le repousses. Tu n'avais qu'un objectif en tête, parler à Miss Esprit. Le reste de tes souvenirs sont décousus en un méli-mélo d'images et de paroles. Sur le coup, tu les as comprises mais maintenant, c'est un récit déstructuré dont tu n'arrives pas à emboîter les pièces. Tout cela n'a pas de sens ! Un quatrième agent inconnu du service secret, venu de nulle part et reparti dans le néant ! Rongé par l'incompréhension, tu as frappé ta supérieure, criant des infamies d'une voix hystérique. Oui, pendant quelques minutes, tu as troqué ton sang-froid pour un grain de folie, et même avec le bras droit en écharpe et deux côtes cassées, ton crochet a eu l'effet escompté. Il a fallu les efforts combinés de tes meilleurs amis pour te retenir de marteler le visage de la femme aux cheveux blancs. Depuis cet épisode, tu ne l'as pas revue. Sans doute est-elle en train de panser ses plaies et son amour propre. Tu ne regrettes en rien ton geste, cela lui apprendra. Ce que tu lui as fait n'est pas le quart des blessures que tu subis au cours de ta vie ! Tu sais qu'elle ne t'expulsera pas du projet. Tu en sais trop. Elle ne te tuera pas non plus, tu es trop important. Peut-être aurait fait quelque chose si tu t'étais de nouveau rebellé mais depuis cinq jours, tu t'es cloîtré dans ta chambre. Parfois, on frappe à ta porte mais tu n'ouvres pas. Les yeux rivés vers le plafond, tu n'arrives plus à dormir ni à te sustenter. Maintenant que tu sais ce qu'est Lisfranc, tu n'arrives plus à te raccrocher. Une fleur au parfum âcre de puanteur et de mensonges cachée au milieu de la neige. Tu croyais te battre pour la justice. Tu as découvert que tu n'étais qu'un mercenaire.  Tu ne sais plus discerner le vrai du faux. Quelles missions étaient vraiment fondées ? Lesquelles n'étaient que des caprices ou de la jalousie de mégalomanes ? Tu aimerais en parler. Composer le numéro de ta famille et raconter toutes les révélations à ta mère. Elle avait raison ! Tu aurais dû tout lui dire depuis le départ... mais tu ne peux pas. Ce sont des informations de hautes importances et tu ne peux rien dire ! Ta poitrine te fait soudain souffrir et tu es sûr que cela n'a rien à voir avec tes côtes.
Un bruit. Tu te tournes vers la porte. Trois petits coups et une voix. Tu ne comprends pas les mots. Silence. Pourtant, la personne n'est pas partie car les raies de lumière sous la porte sont tranchées d'ombre. Attend elle une réponse ? Tes lèvres trop sèches refusent de bouger. Les minutes passent jusqu'au moment où la serrure cliquette. La porte s'ouvre. La voix semble furieuse et on t'attrape par les épaules. Ton regard vitreux n'arrive pas à se focaliser sur le visage. Tu essayes avant d'abandonner, laissant les sanglots monter dans ta gorge. Les larmes coulent sur tes joues et d'étranges bruits t'échappent. Tu manques de t'étouffer et tu sens qu'on te berce doucement. Quelqu'un chantonne contre ton oreille. Deux autres mains s'enroulent autour de tes hanches et un torse est pressé contre ton dos. Ta respiration se calme peu à peu... Des lèvres caressent tes joues trempées, tu acceptes de fermer les yeux. Tu n'es pas seul. 2.5 et 17 sont là et tu es là pour eux. Une force tranquille te pousse contre le matelas et une chaleur gracile rabat les draps sur toi. Qu'êtes vous ? Des collègues, des amis, une famille.Vous êtes seuls mais unis dans l'adversité qu'une fleur peut créer.                                                                        

Sept ans déjà. Sept ans que tu sautes de toits en toits, récupères des documents et exécutes les ennemis de l'état. 81 missions à ton actif. 39 meurtres. Un joli palmarès dont tu n'es pas très fier. Tu l'aurais été avant mais depuis que tu connais les véritables intentions égoïstes de tes supérieurs, tu leur obéis amèrement sans broncher. 17 et 2.5 le faisaient déjà depuis plusieurs années, as-tu réalisé. Vous parlez peu de vos opinions mais tu sens que les leurs étaient déjà mitigés depuis bien longtemps. Désormais, vous refusez d'être séparés. Vos missions se font ensemble et seulement ensemble ! C'est ainsi que cette nuit d'hiver, vous vous êtes retrouvés dans cette centrale électrique tous les trois.
Tu ajustes le son  de ton oreillette. Une voix se fait entendre aussi claire que de l'eau. « Je viens de pénétrer dans la salle de contrôle. 9.8 et 2.5 à vous. » « Bien reçu 17. L analyse les lieux et nous te transmettrons les résultats » A tes côtés, ton collègue masculin se tient imperturbable telle une sculpture. Un kadabra flotte entre vous deux, entouré d'un halo améthyste. Puis, un son retentit et le pokémon redescend lentement à mesure que la lueur s'évanouit. Tu as toujours trouvé que ce bruit ressemblait au tintement d'une cloche. 2.5 caresse la tête du monstre de poche d'un geste affectueux. « Les terroristes sont éparpillés dans le bâtiment mais douze se trouvent à l'étage 5 où sont retenus les otages. Il y en a quatre dans les étages les plus élevés et sept au rez-de-chaussé. » Plus les cinq de cet étage... ils étaient vingt-huit. Tu t'approches d'un des corps immobiles sur le sol, tout t'adressant à l'autre agent. « Y'a t-il des pokémons ? » 2.5 hoche la tête. « L a pu en identifier quatre grâce à leurs empreintes mentales. Principalement, des types vol et feu, mais il doit en avoir d'autres » Tu enclenches le scan de ton casque. Un rayon lumineux apparaît et traverse un cadavre de haut en bas à plusieurs reprises. Bien sur que les criminels doivent avoir davantage de soutien ! Il s'agit de personnes ayant assassinés cinquante employés de la centrale et prit en otages douze d'entre eux. Sans mentionner qu'ils ont exécuté, par sûreté, toutes les créatures de poche accompagnant leurs prisonniers. Sûrement devaient-ils craindre qu'un dresseur décide de prendre les choses en main... Il va s'en dire que ces hommes n'hésiteront pas à appuyer sur la gâchette dès qu'ils vous verront poindre. Tu te redresses et transmets les informations à 17 pendant que 2.5 fouille les corps. « C'est 9.8. Nous allons monter au 5e. Où en es-tu ? » « J'ai posé la puce. Vous avez un quart d'heure avant de passer à l'assaut. » « Ce sera amplement suffisant. Tu n'as eu aucun problème ? », demandes-tu en faisant un signe de main à l'homme de haute carrure pour l'avertir que le compte à rebours allait commencer. « Négatif. Juste deux obstacles qui ne m'ont posé aucune difficulté. Je vous envoie un signal dès que je suis en position »  La communication coupe et après une courte seconde, vos combinaisons s'effacent pour prendre l'apparence des terroristes que vous avez sélectionnés. Ne pas cacher les corps est risqué mais le faire serait la perte précieuse de nombreuses minutes. Vous vous contentez de les pousser dans une alcôve. Vous ramassez des armes avant de vous enfoncer dans les couloirs. Finalement, ils étaient trente.
Rentrer dans la centrale a été une simplicité enfantine. Il existe plusieurs entrées souterraines en plus de l'entrée principale. Visiblement, les terroristes ne connaissaient pas le plan entier des lieux et de toute façon, ils ne pouvaient pas tout surveiller. Leur obstination doit être davantage portée sur leur quête d'anarchie. En prenant la centrale électrique de Kalos, principale source d'énergie de la région, ils étaient assurés d'attirer tous les regards sur eux. La prise d'otage est un supplément qu'ils pouvaient se permettre. La situation est si critique que la police a eu l'obligation de ne pas intervenir. Ils ont préféré laisser le travail aux professionnels.
7 minutes 20 restantes avant l'assaut. Le kadabra ressent une dernière fois les ondes mentales dans le bâtiment avant de retourner dans sa pokéball. La partie délicate va pouvoir commencer.
6 minutes 40 restantes avant l'assaut. Au bout du couloir, un petit groupe d'hommes est visible. Vêtus de manteaux sombres et l'arme à l'épaule, ils se tournent vers vous. Visages camouflés par des cagoules, tu peux, malgré tout, observer leurs yeux. Tu peux y voir la surprise. « Que faites-vous là ? Vous ne deviez pas surveiller l'étage inférieure ? » «  On s'ennuyait. On s'est dit qu'on pourrait échanger. Vous en dites quoi ? », répond ton collègue. « Vous inquiétez pas, les autres attendent en bas. » Les trois hommes se regardent avant de vous désigner la porte qu'ils gardent. « Pas envie de marcher toute la nuit. Tu n'as qu'à demander aux autres et s'ils ne veulent pas, vous n'avez qu'à réveiller ceux qui roupillent. » Sans un mot, vous pénétrez à l'intérieur. Il est facile de dire qu'il s'agissait d'une salle de réunion. Les tables ont été poussées sur les côtés et la petite estrade est tristement vide. Si on faisait abstraction des neuf personnes en armes, on pourrait presque croire que la situation est normale. Ton compagnon salue les terroristes et s'explique avec eux. De ton côté, la première chose que tu cherches, est les douze personnes qui attendent les secours depuis plusieurs jours. Pareil à l'image que tu t'étais fait d'eux, tu les aperçois contre un mur. Allongés ou adossés les uns contre les autres, on pourrait croire qu'ils dorment tous d'un sommeil agité mais alors que tu vas te détourner, tu croises un regard fatigué. Sous ces cernes et son front baissé, la femme te foudroie.    
4 minutes 19 restantes avant l'assaut. Suite à une discussion mouvementé, deux criminels ont accepté, mais non sans complaintes, de vous remplacer. Rechignant, ils ont quitté la salle sous les remarques de leurs complices. Ils n'auront pas le temps de retrouver les autres dans les étages inférieures... Vous agirez avant ! Tu analyses méthodiquement la scène, l'emplacement de chaque meuble, celle des sorties et des protagonistes. Tu es tellement concentré que tu entends à peine le raclement de gorge sur ta droite. « Tu es drôlement silencieux ? On t'aurait mangé la langue, ma parole ! » « Non, je réfléchissais juste... », réponds-tu distraitement. L'homme éclate de rire. Au fond, un technicien somnolent émerge légèrement. « Toi ! Réfléchir ! On aura tout entendu ! », crache t-il. Tu t'insultes mentalement. Bien entendu, vous ne connaissez pas la mentalité de ceux dont vous avez volé l'apparence ! Visiblement, le tien était simple d'esprit et bavard. De son côté, 2.5 se débrouille. Il est juste assis sur une table, seul.  
1 minutes 36 restantes avant l'assaut. L'un des trois terroristes se reposant, vient de se réveiller. Il s'étire et ramasse l'arme qui était posée près de lui. Tu lui adresses un geste du menton pour le saluer mais il t'ignore. Ce n'est pas plus mal, cela t'empêchera de te faire encore plus remarquer. Tu continues ta discussion avec l'homme qui s'est moqué de toi quelques minutes plus tôt quand une masse brune saute de dessous une couverture. Elle va suivre son dresseur venant de se lever pour rejoindre 2.5, mais elle s'arrête à ton niveau. Elle te regarde, penche la tête sur le côté et s'approche.  
25 secondes restantes. Le malosse est à quelques pas, oreilles en arrière et museau en avant. Son corps est entièrement penché dans ta direction en une pose comique comme si sa tête était attirée vers toi. On pourrait croire qu'il va choir de tout son long à tes pieds... Cela pourrait être drôle mais en ce moment, tu n'as aucune envie de rire. Ce que tu vois n'est pas un pokémon faisant le pitre, mais plutôt un corps musclé de quarante kilos et une truffe tremblante. Ta gorge est sèche. Le malosse sait que tu n'es pas ce jeune homme qui le caresse sur les flancs d'une main ferme. Pourtant, tu as son physique... mais tu n'es pas lui. Le chien renifle bruyamment. L'odeur est différente.  
17 secondes. « Hey ! Ton clebs a pété un câble ! »  
8. La main du dresseur se referme sur la peau du dos du malosse. Ce geste réveille soudainement le pokémon de sa transe. Un grognement sourd retentit dans la pièce. 3. Quarante-deux crocs blancs apparaissent. 2. « Putain ! J'vais le lâcher ! » 1. En un accord parfait, les barres de néons clignotent avant de s'éteindre. La vision nocturne de ton casque active automatiquement et tu peux voir deux mâchoires s'élancer vers ta gorge. Tu frappes. Tu entends un craquement ainsi qu'un bref couinement. Un corps chute lourdement. Il y a une seconde de flottement dans la pièce. Puis, une multitude d'exclamations éclatent. Incompréhension. Peur. Colère. Tu dégaines ton arme. Le dresseur du malosse n'a pas le temps de se mettre en joug que la décharge d'énergie lui traverse le crâne. Son complice n'essaye même pas de t'abattre. Il s'élance vers les otages. En une seconde, tu le plaques au sol. Le choc est violant. Plusieurs de ses os se cassent sous l'impact mais cela ne l'empêche pas de bredouiller lorsque tu tires dans sa nuque. Tu crois qu'il suppliait. Du coin de l’œil, tu vois que 2.5 a fait sa part du ménage. Les deux derniers dormeurs le sont pour l'éternité.
Subitement, la porte par laquelle tu es rentré s'ouvre. Ils ont en mis du temps !, songes-tu. Cependant, même en ayant pris la peine de se munir de lunettes Infra-rouge, cela ne les sauvera pas. Pas le temps de te mettre à couvert, tu fais feu. Une pokéball est lancée et tes projectiles ricochent sur le derme du rhinocorne venant d'apparaître. Vraiment ? Ils veulent jouer à ça ? Très bien ! Tu roules derrière une table que tu renverses pour éviter une pluie de laser et jettes ton propre pokémon dans la bataille. En un éclair, P, le braségali est prêt. En modifiant ton angle, tu atteins l'un des adversaires. De son côté, P assène un oppercut au type roche qui lâche un grognement rauque. Ce dernier tente de riposter mais un deuxième coup le met K.O. P recule juste avant que deux canons se pointent vers lui. L'un des tireurs est abattu par les soins de 2.5, l'autre manque de peu le gallinacé qui l'envoie valser contre un mur.
Près de l'estrade, la deuxième porte s'ouvre, dévoilant 17. A ses pieds, cinq corps sont visibles : trois humains et deux monstres de poches. Lentement, tu baisses ton arme et ton corps se détend. Le braségali te rejoint. Vous avez réussi...
Tu désactives ton déguisement. Puis, accompagné de tes deux collègues, tu te tournes vers les otages. Par les cris et les coups de feu, ils ont été réveillés et dans la lueur verte des leds de secours, ils vous fixent, terrorisés. Tu les comprends... Un trio semblant venir droit des enfers ont massacré leurs oppresseurs et viennent vers eux le visage masqué ! Vous vous regardez, silencieusement. Si un mot est dit de travers, jamais ils n'accepteront de vous suivre. Le temps presse. 2.5 serait parfait pour leur expliquer la situation mais son physique imposant n'est pas en sa faveur. Tu te décides à parler quand une petite forme se colle à toi. « Pourquoi est-ce que tu portes une armure, Monsieur ? Tu es un chevalier ? » Tu t'agenouilles pour être à la hauteur de la petite fille et sourit. «  Nous avons été envoyé pour tous vous sauver. C'est bien ce que font les chevaliers, sauver des gens. » Sa bouche s'ouvre, émerveillée mais un bruit de course résonne dans le couloir. Tu attrapes la petite dans tes bras et active ton bouclier. 2.5 et 17 font de même et pressent les civils vers la porte de sortie. Avant de les suivre, tu reconnais les deux terroristes ayant quitter les lieux quelques minutes plus tôt. D'un mouvement, ton dernier Pokémon apparaît. Enjoué d'être de sorti, le spectrum s'envole, tandis que le braségali clôt la porte derrière lui. Un trousselin se glisse entre les plumes écarlates et condamne la serrure, puis retourne auprès de 17. Celle-ci donne quelques rapides consignes aux civils avant de s'engager dans le dédale de couloirs. 2.5 lui emboîte le pas et tu fermes la marche. Portant la petite fille, tu demandes à P de te couvrir en cas de danger.
Sous la porte, des vaguelettes violettes roulent paresseusement au rythme lent d'une musique inaudible. Un malosse aux mâchoires déboîtées geint longuement avant d'étouffer dans l'air saturé de gaz.
« Tu as déjà sauvé des princesses ? », murmure contre ton oreille une voix fluette. Tu pouffes de rire. « Jamais. Je suis davantage envoyé... me battre. Tu vois. » La petite fille laisse échapper un soupir d'étonnement et se tait, la tête posée contre ton épaule. « C'est stupide. Pourquoi se battre si tu ne sauves personne. » « C'est plus compliqué. Parfois, tu peux aider des gens même si tu ne les rencontres pas physiquement. » Cela n'a pas l'air de lui suffire. « Mais comment peux-tu en être sûr ! » Rapidement, tu mets un doigt sur ses lèvres avant que 17 ne s'énerve. Heureusement, elle est concentrée sur la direction à prendre. Tu replaces ton bras droit sous les genoux nus juste en dessous des froufrous de la robe jaune. « Shh... oui, peut-être que cela a l'air idiot mais c'est comme cela que le monde tourne : le roi ordonne, les chevaliers obéissent. » Renfrognée, la petite ne répond rien. Votre petit groupe marche à vive allure. Parfois, 2.5 sort L, son kadabra, pour vérifier votre distance avec le reste des terroristes. Ils ont été forcés de faire un détour à cause du gaz mais désormais ils se rapprochent rapidement. Sans doute ont-ils un pokémon d'ôté d'un bon odorat... Soudain, une figure surgit d'un mur à la surprise générale. Plusieurs civils manquent de s'enfuir mais vous arrivez à les calmer avant que la situation dégénère. Il ne s'agit que de T qui revient. Le spectrum ricane et retourne dans sa pokéball sous le regard inquisiteur de P. Avec soulagement, vous reprenez votre allure. Ce n'est qu'au bout de quelques minutes que tu remarques les poings serrés contre ton torse. Tu baisses ton regard vers le visage rond. « Maman me manque... Elle me montrait son travail quand les méchants sont arrivés. » Tu comprends mieux comment cette gamine a pu se retrouver mêlée à tout cela. Sa mère n'était pas parmi les otages. Il est facile de conclure l'histoire... « On vous ramènera tous chez vous, sains et saufs. Tu peux me croire, petite princesse. » Ta main caresse ses cheveux châtains, puis ses joues parsemés de tâches de rousseur. Elle se serre contre toi et tu l'enveloppes dans une étreinte.
C'est la première fois que tu rassures un enfant.
Tout allait pour le mieux. Un peu trop, selon toi. Dans ce genre de circonstance, les choses dérapent toujours et souvent pour des conséquences dramatiques. C'est ainsi dans les films et lorsque l'ombre s'est détachée de l'obscurité, tu t'y attendais presque. Cela faisait trop longtemps que le faux agent n'était pas réapparu.
Il est exactement comme dans tes souvenirs. Une combinaison archéïque au même casque noir et toujours ce silence presque robotique.
« Reculez. » L'ordre de 17 est dit d'une voix ferme, les civils agissent prestement. Ils n'ont pas l'air de comprendre et quelques paroles sont échangées lorsque 2.5 et 17 se positionnent pour se défendre. Cela n'a pas l'air d'intéresser l'intrus qui se tient bras ballants au milieu du couloir. Rapidement, tu inspectes les lieux. La galerie est trop étroite pour se battre au corps à corps. A cause des otages, tes collègues ne peuvent pas reculer. Si leur adversaire est armé comme la dernière fois... ce sera un carnage. Tu ne pas rester sans rien faire ! Sans réfléchir, tu écartes quelques personnes pour te frayer un passage. Une voix hurle dans ton oreillette. « Ne t'approche pas ! Je t'interdis de t'approcher ! » « Ne t'inquiète pas. Guide les à l'extérieur, nous allons le retenir. » Tu aimerais t'offusquer mais tu acquiesces et fais demi-tour, une boule dans l'estomac. Sans attendre, les personnes te suivent. Restés seuls, 2.5 et 17 sortent leurs pokéballs. Cela enlève un poids de ton cœur. C'est vrai... Leurs équipes sont là. Peut-être devrais-tu laisser ton braségali les seconder. Ce n'est pas l'envie qui te manque, mais tu es réaliste. Tu as toujours besoin de lui.
Vous êtes des professionnels. Jamais vous n'auriez mis inutilement en danger la vie d'autrui. Surtout si le but est de sauver ces personnes. Alors, lorsque le cliquetis familier de pokéballs s'ouvrant, te parviens encore trop proche, tu comprends qu'un incident s'est produit. L'intrus aurait décidé de passer à l'offensive ? Pourtant, tout semble normal : d'un côté l'ennemi toujours immobile, de l'autre   tes collègues et entre eux, les deux monstres de poche. Mise à part un détail. Les créatures sont dirigées vers vous.
Il ne te faut qu'une seconde pour comprendre l'impossible.
Les pokémons protègent l'intrus. Ils se sont retournés contre leurs dresseurs !
« Courrez ! », hurles-tu en t'élançant. Le silence de mort est brisé. La panique ébranle les rangs et c'est un groupe désorganisé, glapissant de terreur que tu mènes. On se pousse, s'écrase, s'insulte. Et par dessus ce capharnaüm, un bruit s'élève, clair.
Un tintement de cloche.
Le kadabra ! Il va... En un clic, P revient dans sa ball. Le sachant en sécurité, tu accélères. Le boost de vitesse te propulse contre le mur du fond. Tes pieds le frappent avec force. Tout ton corps pivote et tu continues sur ta lancée dans le couloir de gauche. Tu ne sens qu'à peine le tir-miroir qui frôle ta cuisse. « Que s'est-il passé ! », cries-tu dans ton oreillette mais seul un grésillement te répond. Ton esprit part en vrille imaginant le pire des cas puis... « bzz Va bien ! Juste sonnés bzzz Il peut contrôler les pokémons ! Ramène la gamine dehors ! » Concernant les autres tu ne renseignes pas. Tu sais ce qu'une onde psychique peut faire à un cerveau. 2.5 et 17 ne doivent leur salut qu'aux casques atténuants les choc mentaux. Tu serres davantage la petite. « Et vous ? », demandes-tu. « On s'occupe d'eux ! Conti-bzzz bzzzz échappé ! » Tu fronces les sourcils. « Le signal est brouillé. Répétez. » « Il s'est écha bzzzz ! 9, il est après toi ! » Ton sang se glace. Tu luttes contre le besoin de jeter un coup d’œil en arrière. Comme pour confirmer tes doutes, des pas résonnent, écho des tiens sur le sol.
Que dois-tu faire ? La sortie la plus proche est à l'autre bout du bâtiment. Tu réprimes un tremblement le long de ta colonne vertébrale. Tu n'es pas assez rapide. Avec un poids dans les bras, il ne te reste que quelques minutes de course et les bras autour de ton torse ne t'aident pas à régler ta respiration.  Tu n'y arriveras pas...
Sans prévenir, l'obscurité laisse place à la lumière.
Tu clignes des yeux pour t'habituer à la luminosité et une main caresse ta gorge. Tu te retournes et envoies ton pied dans le ventre de ton poursuivant. Prenant appui sur son corps, la force du coup l'envoie rouler plus loin, tandis que tu es projeté en avant. Avec un peu de chance, tu as réussi à le mettre hors d'état de nuire... Tu déchantes rapidement. Surtout lorsqu'un aboiement résonne. Tu jures. Suite à l'arrivée de ton Némésis, tu as presque oublié le principale danger de cette mission ! Confirmant ta crainte, sept hommes cagoulés surgissent. Sept armes te visent. La pression autour de tes pieds craquellent le béton et tu sautes. Ton corps survole en un éclair l'obstacle et tu atterries maladroitement, manques de trébucher, reprends l'équilibre. Tu vires à droite alors que les terroristes se lancent à ta poursuite. Tu n'aurais jamais dû aller à droite. Ne connaissant pas le plan des lieux de mémoire, tu risques de te perdre. Cependant, profitant du court moment de répit, tu en profites pour prévenir Miss Esprit. Cette dernière est sans équivoque en entendant que la mission est en passe d'être un échec. Il faut continuer. « Agent 9.8, quel est votre situation ? » « Difficile. Je suis avec une civile et poursuivi. J'ai perdu contact avec 2.5 et 17. » « Trouver une sortie par tous les moyens et prévenez moi dès que vous avez du nouveau. Fin de la communication. » Biensûr que tu voudrais quitter cette centrale ! Plus facile à dire qu'à faire mais peut-être que tu as trouvé une solution. Ta main écrase violemment l'interrupteur de l'ascenseur. Une petite flèche apparaît et tu pries pour que la cabine arrive avant que ni l'autre agent ni les terroristes te rejoignent. Au creux de ton étreinte, la petite fille pleure. Tu caresses ses cheveux et elle tremble. « Tu avais dit que tu nous protégerais. », murmure t-elle. Les portes s'ouvrent et tu t'engouffres à l'intérieur.  Tu appuies sur le soixantième bouton. « Moi aussi je le croyais, princesse. » Dans le dernier écart de lueur du couloir, une silhouette sombre se précipite mais déjà, les portes se ferment.
Le soixantième étage est le dernier atteignable par l'ascenseur. Sans la réparation soudaine des plombs, jamais vous n'auriez pu y accéder. Vous pouvez remercier les criminels d'avoir travaillé d'arrache-pied pour vous retrouver. Tu déposes la petite pour détendre tes membres. Aucun de vous ne prononce quoi que ce soit. Toi, trop déçu de l'avoir blessée et elle, de t'avoir crû. Une joyeuse note de musique annonce que vous êtes arrivés à bon port. Tu reprends l'enfant contre toi et en silence vous sortez. Sous vos pieds, la tour d'énergie brille de mille feux. Une colonne de plusieurs mètres de circonférence générant de l'électricité de jour comme de nuit. Des étincelles de lumière s'en échappent, craquant autour de la structure protectrice. La passerelle sur laquelle tu te trouves est réservée aux techniciens. La surface grillagée laisse apparaître les quelques centaines de mètres qui vous séparent d'une mort possible. Plus haut, une échelle vous permettra d'atteindre les rebords entourés de baies vitrées. Par celles-ci, le désert s'étend, immense et vous appelant. Si tu arrives à les briser, vous pourrez vous enfuir. « Princesse, on va monter. Accroches-toi bien. » Tu empoignes l'un des barreaux métalliques. Cette fois-ci, pas question d'utiliser le boost de vitesse. La puissance risquerait d'endommager la passerelle. Les petites mains se serrent dans ton dos et tu commences ton ascension. Grimper à une échelle avec un seul bras ne devrait pas être difficile pourtant, tu n'avais jamais essayé avec un être humain. Tu atteins presque la passerelle supérieure quand un cri strident te déconcentre. Une aile t'arrache à l'échelle et tu vois avec horreur que la petite t'échappe. Son corps passe sous la barrière de sécurité et disparaît dans le vide. Tu chutes sur le sol grillagé. Vif, tu détaches l'arme à ta ceinture et tires. Le roucarnage s'écrase lourdement à tes côtés dans un nuage de plumes ensanglantées. Tu ne portes aucune attention au pokémon car ayant sauté de son dos, le quatrième agent se tient prêt à appeler un autre monstre. « Tu bouges, je te mitraille ! » Il se fige. Légèrement penché en avant, la main gauche en arrière, il ne fait plus aucun mouvement. Tétanisé l'un comme l'autre, tu n'oses pas bouger. Puis lentement, tu te lèves et tremblant, tu regardes où la petite est tombée. Tu soupires de soulagement. Elle est recroquevillée sur une petite plate-forme plus bas, sans doute évanouie. Gardant un œil sur ton adversaire, tu appelles Miss Esprit. La femme répond dans la seconde qui suit. « Je suis en haut de la tour. La civile est K.O mais pas en danger et j'ai l'imitateur en ligne de mire. Ai-je autorisation de tirer ? » La réponse est immédiate. « Tuer la civile. Je ne veux pas de témoin de ce foutoir sans nom. » « P-pardon Miss ? C'est une petite f- » « 9.8 vous êtes un agent sous les ordres des plus grands dirigeants de ce pays et c'est une civile. Qui croyez-vous est plus important ? » « Miss, je crois que vous n'avez pas compris. J'ai la possibilité de tuer l'intrus ! » « Non, c'est vous 9.8 qui ne comprenez pas la situation. Vous connaissez les capacités de votre adversaire et la civile vous empêche de vous défendre. Pensez-vous vraiment qu'une balle le tuera ? » Ton cœur se comprime dans ta poitrine. Tu connais la réponse. « Bien Madame. » La reine ordonne, le chevalier obéit.
Dès lors que la détonation retentit, le temps reprend son cours. Ton Némésis sort sa pokéball, tu le vises mais il évite la décharge. Ta main tremble de colère. Tu te précipites vers ton ennemi et rugissant, le canon de l'arme se pose sur la visière de son casque. Tu appuies sur la gâchette. Le laser éclate le haut du casque. Il poursuit sa trajectoire et brise une vitre. Du sang éclabousse tes doigts, mais malgré cela, il se redresse. Ta bouche s'ouvre de stupéfaction. Il aurait dû mourir... Il aurait dû mais une liane a relevé ton poignet, le blessant seulement. La pokéball, tu as oublié... Le herbizarre te rentre dedans de toutes ses forces. Tu arrives à reprendre tes esprits et te mets à genoux. Une deuxième liane te désarme et la première te tire vigoureusement. Tes sons sont brusquement étouffés par la végétation qui s'enroule autour de ton cou. Tes doigts arrachent les feuilles sans pouvoir te libérer. Tu te retiens de sortir ton équipe. L'autre pourrait les contrôler à leur tour. Tu cherches ton oxygène sans réussir à le trouver et des tâches noires apparaissent dans ton champ de vision. Est-ce la fin ?, songes-tu. Une personne se penche au dessus de toi. Un casque éclaté dont tu ne peux pas deviner le visage caché. Tes forces te quittent peu à peu... Tu fermes les yeux. Soudainement, les lianes disparaissent. Ta bouche s'ouvre et tu inspires de tous tes poumons. Ta tête te fait mal et ta gorge est en feu. « Ecarte-toi ! » Tu réagis sans réfléchir. Un herbizarre passe au dessus de la rembarde. Son hurlement s'éteint doucement à mesure qu'il s'éloigne de la passerelle jusqu'au moment où il explose en contre-bas sur le sol. Tu tentes de parler sans réussir. 2.5 te fait signe de ne pas forcer sur ta voix. « Miss Esprit nous a dit où tu étais. » Ton ami doit se douter de ton inquiétude car il ajoute rapidement : « 17 n'est pas en danger, juste blessée. Elle est restée en arrière dans les galeries. » Les larmes brouillent ta vision. Ils sont vivants... Tu prends sur toi pour ne pas exploser en pleurs et te lèves. 2.5 te protège de son corps tandis que votre ennemi est collé contre la barrière de la passerelle. Il semble réfléchir. Cela te fait penser à votre rencontre. Lorsque 17 était apparue, il avait fui, mais contrairement à ce que tu espères, il sort un objet de sa combinaison. Tu l'observes curieusement. D'une dizaine de centimètres, il est noir et ressemble à un boîtier. Ton Némésis murmure quelques mots et des barres de couleurs apparaissent le long de l'objet avant qu'il ne le jette vers la tour génératrice. « 9 active le bouclier. » Tu fronces les sourcils. « Active le bouclier ! Maintenant ! » Le ton est pressant et ton abri d'énergie se déploie. Jamais 2.5 ne t'avait parlé ainsi... Celui-ci se tourne vers toi et fait quelque chose dont tu te souviendras toute ta vie. Il te frappe. La pression du coup fait friser ta protection mais elle tient bon. Les articulations de tes poignets craquent et un gémissement t'échappe. Propulsé à la manière d'un boulet de canon, tu es balayé jusqu'à la passerelle supérieure. Tu traverses la fenêtre brisée, te coupant dans les débris restants. Puis, ton corps chute dans l'immensité du désert nocturne. Tu halètes, noyé dans l'incompréhension, cherchant à te positionner pour l'atterrissage. Ton équipement réagit à la chute libre. La pesanteur autour de toi diminue et ton corps est ralenti. Ce n'est pas suffisant.
L'explosion ébranle tout le bâtiment. Le souffle fait éclater les baies vitrées restantes. Tes tympans vibrent de douleur et tu vois disparaître tout espoir de revoir 2.5. Les pleurs te font hoqueter quand un doux timbre murmure à ton oreille. « Ne pleure pas bambino... » Tu ne veux pas les quitter. Tu aimerais crier, supplier 17 de s'enfuir, elle peut toujours sortir. Peut-être même que les galeries sont épargnées par la bombe... « Tu es fort. Tu t'en sortiras... Tutto va bene, non piangere. Saremo sempre con te. Mio bambino. » Le bouclier est le premier à s'écraser sur le sable. Il se brise et le choc te déboîte la hanche.
Au loin, tu entends une voix. Quelques mots susurrés à ton oreille noyée de sang. Que dit-elle ? Que dit-elle ? Les muscles de ton visage se sont crispés sous l'effort de les comprendre, mais ton esprit s'est envolé peu à peu. Là-haut... Si haut... Rejoindre la fumée qui s'échappe de la centrale. La douleur irradie dans chacun de tes membres. Puis, enfin, tes yeux roulent dans tes orbites. Un objet s'ouvre et on te soulève délicatement pour t'emmener en sécurité. Loin du désert... Dans ton esprit perturbé, tu imagines un visage halé aux cheveux multicolores accompagné d'une figure féminine au regard translucide. Tu sombres dans l'inconscience. La voix continue par delà la réalité. Elle s'estompe, devenant un grossier grésillement.  Disparaît pour toujours.

Tes mains tremblent. Leurs jointures blanchies jusqu'à l'os te brûlent et cette douleur t'oblige à croire que tu vis. Par moment, tu doutes encore mais tout montre que tu n'es pas mort après la chute. Tu ne sais pas encore si c'est une bonne ou une mauvaise nouvelle ni si tu le resteras longtemps. Tu espères... Cette fois-ci, pas de remise en question. Pas de dépression. Tu n'as pas le temps de t'apitoyer sur ton sort car les secondes s'écoulent à une vitesse effrénée et il ne faudra que quelques jours aux services de sécurité mondiale pour te retrouver. Jamais tu ne retourneras là-bas ! Pas sans tes compagnons... Cela t'achèverait... Tu ne sais pas ce qu'ils diront à ta famille mais tu ne retourneras la voir. Beaucoup trop risqué et cela te tord les boyaux de savoir que tu dois les quitter sans leur dire en revoir... Tu as abandonné ton casque et ta combinaison intégrale où un traceur était implanté mais tu sais que cela ne suffira pas. Trois jours déjà que ta fuite a débuté et celui-ci sera le dernier de 9.8. 24h pour effacer à jamais ton existence de cette planète. Cela semble affreusement court et pourtant terriblement long...  
Une main se pose sur la tienne et tu rouvres les yeux. Tu croises le regard inquiet de ton braségali. De grands yeux noisette qui te fixent depuis trop longtemps dans le silence. « Ca va aller P. », murmures-tu tout bas. Tu tentes de sourire sans grand succès avant d'abandonner. Ne pouvant soutenir les reflets marrons, tu te concentres sur celui du miroir. Une fissure en toile d'araignée le traverse du coin gauche au bord droit mais tu devines un visage qui n'est pas le tien. Enfin, presque. Tu reconnais encore tes traits. Lentement, tu relâches les bords en fausse porcelaine du lavabo. Tes doigts enveloppent le manche en bois et l'approchent doucement. « Allez... inspire, expire, insp- », te forces-tu pour calmer ta respiration. Cependant, tu ne peux contrôler les martèlements de ta poitrine. Tu serres de toutes tes forces pour ne pas lâcher prise. Un filet de sueur coule dans ton dos... Cela ne peut pas être pire qu'un laser traversant la chair, une molaire arrachée à la pince ou une hanche déboitée !
Fermes les dents. Ne te mords pas la langue. Ne cligne pas les yeux.
Tu soupires profondément et le nuage pâle qui s'échappent de tes lèvres s'élève jusqu'au plafond. Il caresse les traces de pourriture avant de s'évaporer. Puis, rivé sur le reflet, tu te concentres, vises, frappes !
Plusieurs objets chutent sur le sol en un vacarme assourdissant. Tes mains cherchent quelque chose pour se raccrocher mais déjà, tu glisses en arrière. On te rattrape avant que tu ne percutes le carrelage. Ton visage se tord de douleur et tu ravales un juron. 17 n'aurait pas accepter que tu blasphèmes. A la place, tu cries. Tu cries de tous tes poumons malgré la patte sur ta bouche. Entre la souffrance qui irradie de ta joue et le manque d'air, tu sombres peu à peu dans les vappes... Une brûlure au ventre t'en empêche. Ton esprit redémarre au quart de tour et ton dos se tend en arrière. La prise sur ton corps te maintient en place pour t'empêcher de te blesser. Puis, tes muscles commencent à se détendre et ton braségali relâche ses doigts de ton menton, se contentant de te tenir. Vous restez ainsi plusieurs minutes, assis sur le sol trempé d'urine et d'eau croupie. Cela ne dérange aucun d'entre vous... Les plumes rouges chatouillent ton cou nu. Vos jambes forment deux V emboîtés l'un dans l'autre. Lui, contre la porte taguée des toilettes. Toi, contre son torse. Vous auriez pu rester dans cette position longtemps mais une tête violette, traversant le mur vous fait revenir à l'instant présent. « Ca va T. Tu peux retourner faire le guet. » Ta voix est rauque d'avoir usée ses cordes vocales avec autant de force. Pourtant, sans demander son reste, le spectrum obéit et disparaît. Tremblant, tu réussis à te lever. Tu te tiens au lavabo pour ne pas chuter de nouveau. Tu te rapproches davantage du miroir. Déjà, un hématome s'étale sur ta joue droite, éclatant comme une Wiki fraîchement écrasée entre les fausses tâches de rousseur que tu t'aies créé. Arriveras-tu à faire subir la même chose à la gauche ? P a ramassé le marteau et tu le remercies, te saisissant de l'outil. Tu as eu un peu de mal à acquérir l'objet, beaucoup plus que le reste de la liste que tu as donné hier à ton Pokémon spectre. Tu ne sais pas où il l'a trouvé. Pas dans un magasin de bricolage, il n'en fait aucun doute. Heureusement, le tétanos ne t'effraie pas et tu pourras couvrir les blessures avec du maquillage. Tu t'avances davantage et tes pieds rencontrent quelque chose. La bouteille de teinture pour cheveux roule jusqu'au mur. Pour le choix, tu as fait confiance à 2.5. Il t'a toujours dit que le vert t'irait à merveille...
Tu prends ton courage à deux mains. Après cela, la première phase de ta disparition aura prit fin. Il faudra ensuite que tu te fournisses en faux documents pour finalement fuir dans une région où tu seras en sécurité. Créer une nouvelle identité ne sera pas difficile. Le point positif d'avoir été mercenaire est que tu connais la majorité des réseaux clandestins. Avec une somme suffisante volée, tu pourras aller te réfugier quelque part. Rosetta est une destination qui conviendrait. Hoen aussi. Ayant refusé de participer au service de sécurité, ces deux régions sont ton seul échappatoire.
Mais avant ça...
Le marteau percute l'os de ta joue et, dans l'atmosphère palpable de ces toilettes insalubres d'une aire d'autoroute, tu le sens craquer.    

« Monsieur Doe »
Il serre la main tendue avec assurance. Le cuir de ses gants bruissent contre la peau blanche, puis il tire le siège vers le bureau. L'autre homme, d'une trentaine d'années, prend du bout des doigts une feuille. Visage aux traits durs par une jeunesse encore resplendissante. Gestes d'une précision exemplaire. « Vous avez vingt-sept ans ? » Question reflétant de la surprise. « Je sors diplômé de l'école de prévention et de sécurité. » Il ne répond rien et cela convient au cadet. Les feuilles sont tournées avec lenteur, et même si de la politesse se dégage du visage parsemé de tâches de rousseur, l'inquiétude remonte petit à petit. Répondre simplement, ce n'est qu'un simple rôle comme les autres. La seule différence : celui-ci sera permanent. « Je vois que vous avez travaillé à la pension de Néapolis. » Hochement de tête. « C'était un petit job d'été. » Vivre à la pension a été son premier travail à Rosetta. Il a eu accès au couvert et au toit tout en assistant l'aimable couple de vieillards. Ils lui ont permis de construire son nouveau personnage, sa nouvelle histoire. Surtout, il a pu renouer avec la civilisation et ce fut en discutant avec une jeune bénévole qu'il a remarqué que le projet Lisfranc l'avait renfermé à la manière d'un coquiperle loin des autres humains. Enfant, il avait entendu dire que les Pokémons avaient des rôles thérapeutiques, cela doit avoir une part de vérité. Ses blessures se sont cicatrisées sans pour autant disparaître. Celles de la perte de ses camarades. Celles de la séparation avec son équipe. « Pourquoi avoir choisi de postuler à Atlas ? Il y a d'autres compagnies qui recrutent des agents de sécurité. » Son sourire devient enjoué. S'attend-il à ce qu'il lui réponde pour le gain d'argent, parce que ce n'est pas le cas. « J'ai toujours été fasciné par votre technologie. Ce que vous faites est grandiose et ce serait pour moi un honneur de travailler p- » « Monsieur Doe, je crois que vous n'êtes pas passer expérimenter pour nous rejoindre. Revenez dans quelques années. » Son sourire ne se tarie pas. Bien entendu qu'il ne fait pas le poids face à la concurrence. Il a vu les autres postulants : cinq têtes et soixante kilos de muscles en plus, mais ils n'auront jamais l'expérience. Il s'apprêtes à répondre quand l'interlocuteur le coupe. « Brader vos compétences en n'étant qu'un agent de sécurité aux portes du magasin serait stupide. Garde du corps vous siérez davantage. Vous avez fait tant d'autres choses... peut-être en lien avec la centrale de Kalos ? »

Ton masque souriant retombe laissant voir une expression furieuse. Bien sûr que les pdg ne font pas de recrutement. Miss Esprit veut te retrouver, qu'elle ait lancer des avis de recherches aux hommes les plus puissants de la planète ne t'étonne qu'à moitié. « Ne vous inquiétez pas. Pour montrer ma bonne volonté, voici un petit cadeau. » Il pousse une petite boîte sur son bureau. Prudemment, tu l'ouvres et un éclat de surprise se lit dans ton regard. Comment a t-il su ? « J'ai mes sources... », dit-il tranquillement et cela te met mal à l'aise comme si on retournait tes propres armes contre toi-même. Il ne te reste plus qu'une seule solution : courber l'échine. Rien ne dit qu'il ne contactera pas Miss Esprit dès que tu auras mis les pieds hors de son bureau. Aucun mot n'est prononcé, aucune poignée de main pour sceller ce contrat. Tu acceptes simplement son présent et tu soupires de soulagement. Finalement, ce n'est peut-être pas si mal... Reprenant un air plus détendu, tu lui fais un signe de la tête et te diriges vers la porte. « Monsieur Doe », entends-tu dans ton dos. « J'aimerai savoir. Pourquoi avoir choisi Atlas ?» Cette question n'est pas pour Jane Doe. Ce qu'il veut, c'est la réponse de l'agent du projet Lisfranc. Après tout, tu aurais pu t'enterrer dans la campagne et ne plus jamais revenir. Tu y as penser mais ces deux mois à la pension t'ont prouvé que ce n'était pas fait pour toi. Le goût du danger, le besoin d'adrénaline. Tes réponses sont nombreuses alors, tu pèses tes mots avant de répondre : « Je voulais prendre de la hauteur. » 



████████████████ █████████ Something is missing_


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Lun 20 Mar - 23:05
Re-bienvenuuuuu ~
Je te réserve direct un RP pleaaaaaase ** C'est obligé entre les deux t'façon




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Merci Wonder
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Mar 21 Mar - 0:29
Merci ! Biensûr que l'on se garde un rp ! Ils vont devoir interagir entre eux c'est certain. Le premier rp de Jane sera avec toi ^^

Bon j'avais fait le mental mais comme je ne l'aimais pas je l'ai supprimé. J'ai posté l'histoire mais elle est peut-être un peu trop indigeste...

Il faut aussi que je me fasse un vava de secours XD
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Ney & Julia & Ayachou, merci pour les ava bg

Crédits avatars> ゆう
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Mar 21 Mar - 0:41
Re-bienvenue, je suis contente de voir Jane omg  taylor
+ ça me donne envie de terminer l'histoire de l'autre fourbe, arrête ça :wat:
Courage pour le mental, ça doit faire bien raj mais j'espère que t'auras pas trop de mal à le re-rédiger :'D


    Quarante Deux

       
    Sleep on me. Feel the rhythm in my chest, just breathe. I will stay, so the lantern in your heart won't fade. The secrets you tell me, I'll take to my grave. There's bones in my closet, but you hang stuff anyway. And if you have nightmares, we'll dance on the bed. I know that you love me, love me. Even when I loose my head. Guillotine. #f76061
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zone libre : Merci Calliope & Julia pour les vava
Equipe :

Mar 21 Mar - 10:32
Merci ^^ shhh he's supposed to be a surprise

En tout cas je rage bien pour ce mental. Je ne sais pas comment le prendre.. *Smiley en colère parce que mon portable refuse de me laisser en mettre*



Idiot Smile #ff9933
Cinq heures du mat', j'ai des frissons. Je claque des dents et je monte le son. Seul sur le lit, dans mes draps bleus froissés. C'est l'insomnie, sommeil cassé. Je perds la tête et mes cigarettes sont toutes fumées dans le cendrier. C'est plein d'Kleenex et d'bouteilles vides. J'suis tout seul, tout seul, tout seul.
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zone libre : The Cigarette Duet ▬ Cepheus fume en #CC2102
Equipe :
Icarus le Dracolosse
Catalyst le Caninos
Peculiar le Mimiqui
Bebop la Ponyta
Mar 21 Mar - 15:45
C'est une sacré histoire dis-moi ^^ Très touchante cependant, feels pour ton perso ~

Je suis pressé de voir le caractère, mais en attendant, re-bienvenue à toi !
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Autre compte : SuperPrism, le héros dont avait besoin Rosetta
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Equipe :
Jeu 23 Mar - 20:25
Merci beaucoup ! Oui, Jane mérite des câlins... Le mental est terminé donc cette fiche l'est aussi !
(Merci oh BU de fermer à 23h pour m'avoir permis de terminer cette fiche)



Sorriso Falso #99cc99

© Joy

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Autre compte : Taylor Atlas
Messages : 249
Pokédollars : 4212
Equipe :
Jeu 23 Mar - 20:38
☄ validation  

Félicitations, tu es validé ! ✧・゚: *✧・゚:*

Alors que dire ? Jane est un perso très spécial, ahah. Mais intéressant, et si je suis restée un peu dubitative quant à son histoire, ça se voit que tu as fait suffisamment de recherches pour la rendre crédible et intéressante. L'idée de Lisfranc était pas mal du tout, ahah - et qu'est-ce que j'aurai attendu cette fiche.En somme, le parfait pantin pour Atlas <3 Also Will est une telle saloperie parfois omg
Ah et Izuku.
SUR CE VIENS, LA MIA VITTIMA PREFERITA <3


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Que les étoiles te guident à travers Rosetta ♥


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